À en découvrir les tableaux de l’artiste Antoine Kruk, exposés à l’Atelier Basfroi dans un solo show “éclair” organisé par l’agence Bel’RP (Paris’Finest), on comprend tout de suite le titre de cette première exposition. “Buy Buy Baby”, c’est un peu l’état d’esprit délirant dans lequel nous nous trouvons tous, consommateurs à outrance, influencés par une société qui nous emporte dans sa spirale. Fin observateur de ce phénomène qui n’épargne personne, Antoine Kruk dévoilait cette semaine vingt-cinq œuvres qui illustrent la frénésie de notre société. On pourrait dire que l’artiste ressent l’urgence de dessiner, de représenter ces silhouettes féminines parfois dénudées mais toujours perchées sur leurs hauts talons. Un glamour dangereux mais grisant qui pose la question suivante : “qui consomme qui ?” Non sans ironie, Antoine Kruk dessine partout, même sur l’intérieur d’un sac en Kraft déchiré, alors que certains dessins sortent du cadre dans un chaos volontairement incontrôlable. L’artiste n’en est pas à son coup d’essai : loin de l’illustration classique, son style unique a déjà conquis de grandes publications comme Harper’s Bazaar, et le Franco-japonais s’est illustré au cours des dernières décennies en tant que designer et costumier pour le Crazy Horse et des maisons de luxe prestigieuses comme Louis Vuitton (les corsets opulents du dernier défilé de Marc Jacobs pour la maison, c’était lui) ou Mugler. Son fondateur, qui répond aujourd’hui au nom de Manfred T. Mugler, pourtant oiseau rare sur la scène événementielle parisienne, n’a d’ailleurs pas manqué l’événement soutenu par G-Vine… Une exposition aussi fulgurante que le sont les tableaux puisqu’elle ne restera installée que jusqu’au 8 novembre – pour une poignée d’initiés, donc.

Photos: Valentin Le Cron

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