Enfant terrible du cinéma américain, Harmony Korine n’avait que 19 ans lorsque Larry Clark lui demande d’écrire son film culte, “Kids”. Aussitôt propulsé sur le devant de la scène, il signe rapidement deux films majeurs, “Gummo” (1997) et “Julien Donkey-Boy” (1999) qui lui valent notamment la reconnaissance de Werner Herzog ou Gus Van Sant. Ce dernier qualifie même “Gummo” de “life-changing”. Comme personne auparavant, Korine donne à voir une Amérique marginale, celle des jeunes et des pestiférés, sur fond de poésie délurée. Atteint par les scandales, il faudra attendre 2013 pour son grand retour avec “Spring Breakers”, épopée infernale menée par un Jared Leto méconnaissable alors que Vanessa Hudgens et Selena Gomez rompent avec leur image de jeunes filles bien sous tous rapports. C’est d’ailleurs une image du film que le Centre Pompidou a choisi pour illustrer l’affiche de la rétrospective exceptionnelle consacrée au cinéaste et artiste aux multiples facettes, du 6 octobre au 5 novembre. Un véritable événement inauguré ce weekend en présence de l’intéressé, éternel cool kid aujourd’hui âgé de 44 ans, entouré pour l’occasion de grands noms comme Larry Gagosian, qui exposait l’artiste en 2015 dans sa galerie de Beverly Hills, et co-édite aujourd’hui avec le Centre Pompidou et Rizzoli un livre sur son oeuvre. Première rétrospective des oeuvres d’Harmony Korine en France, l’exposition au Centre Pompidou donne à voir toute la diversité de son oeuvre. L’occasion inespérée de (re)découvrir de son travail pictural, sur l’écran comme sur la toile.

Photos: Jean Picon

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