“Freeing Architecture”, c’est l’exposition de Junya Ishigami présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à partir du 30 mars. Le jeune architecte, figure de proue d’une nouvelle génération japonaise, y signe sa toute première exposition personnelle d’envergure. Une première aussi pour la Fondation Cartier qui n’avait jusqu’ici jamais consacré d’exposition solo à un architecte. Alors que le nom de l’exposition résonne comme un manifeste, le travail (maquettes, films et dessins) de Junya Ishigami n’aurait pas pu trouver meilleur écrin que le bâtiment de Jean Nouvel. Un dialogue des visions que la soirée d’inauguration proposait de prolonger avec une conversation inédite entre les deux architectes. Grands noms de l’art et figures institutionnelles avaient sans surprise répondu à l’invitation du directeur de la Fondation Hervé Chandès. Parmi eux, André Magnin (qui orchestrait en 2015 “Beauté Congo” au même endroit), Raymond Depardon ou le conservateur Bernard Blistène. Lion d’Or à la Biennale de Venise en 2010, Junya Ishigami s’est fait un nom pour son approche de l’architecture et son rapport intrinsèque avec la nature et les paysages. En témoigne l’Institut de technologie de Kanagawa qu’il signe en 2008 ou le projet d’envergure prévu pour la ville de Copenhague (dont la maquette fait partie de l’exposition): un imposant nuage blanc délicatement posé sur l’eau. L’exposition à la Fondation Cartier présente une série de réalisations, du dessin à la maquette, empreintes de rêve et de poésie qui, au-delà de leur indéniable attrait esthétique, relèvent une manière unique de penser la pratique architecturale. À voir jusqu’au 10 juin prochain.

Photos: Jean Picon

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