Le rendez-vous est aujourd’hui un incontournable de la vie culturelle parisienne. Seule une poignée de privilégiés peut se targuer d’avoir été conviés à l’annuel gala d’ouverture de la saison de danse à l’Opéra national de Paris. Sous les voûtes sublimes du Palais Garnier, la saison 2017/2018 a été inaugurée par ce grand gala à l’initiative de Stéphane Lissner et Aurélie Dupont, directeurs de la Danse. L’occasion unique de voir, réunis sur scène, les Étoiles Marie-Agnès Gillot, Dorothée Gilbert ou Germain Louvet, ainsi que l’ensemble du Corps de Ballet, qui interprétaient hier soir « Diamants » (George Balanchine), « Trois Gnossiennes » (Hans Van Manen) et « Faun » (Sidi Larbi Cherkaoui). Après un dîner orchestré par Le Fooding, la soirée s’est prolongée jusque dans les profondeurs de la nuit dans la Rotonde des Abonnés. Alors que les Étoiles se mêlaient aux invités prestigieux, d’Emmanuel Perrotin à Sofia Sanchez et Alexandre de Betak (à qui l’on doit la scénographie tout en fleurs), de Christine & the Queens à Clémence Poesy, la musique classique a laissé place à des sonorités plus commerciales, si bien qu’on a pu entendre près du bar certains s’étonner de cette rencontre incongrue – pourtant bienvenue en cette occasion de fête. C’est aussi ça qui fait la beauté du gala, le mélange et les rencontres. Ainsi l’on pouvait voir la sublime Marisa Berenson donner le bras à Haider Ackermann, alors que Lenny Kravitz n’a pas quitté ses lunettes noires même dans l’obscurité ambiante. Dans ce lieu chargé d’histoire et au prestige incommensurable, on ne pouvait s’empêcher d’éprouver la sensation d’un interdit bravé, comme si l’on avait pénétré, le temps d’une parenthèse dorée, dans la demeure d’un grand homme. Celle de Charles Garnier.

Photos: Jean Picon

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