En 1991, César répondait à une question d’Olivier Cena sur sa popularité médiatique avec une pointe de provocation : “J’ai soixante-dix ans et le plus grand musée de mon pays, Beaubourg, ne m’a jamais exposé”. Si le sculpteur français, figure majeure du Nouveau Réalisme et plus connu dans la mémoire collective pour ses “Pouces”, émettait ici une once de regret, il serait aujourd’hui ravi de découvrir l’exceptionnelle rétrospective que le Centre Pompidou lui consacre jusqu’au 26 mars 2018. Un timing qui n’a pas été choisi au hasard puisque l’exposition coïncide avec le vingtième anniversaire de la mort de l’artiste. Parmi les invités présents à l’inauguration ce 12 décembre, nombreux sont ceux qui l’ont connu et qui faisaient vivre sa mémoire avec quelques anecdotes personnelles au sujet du contemporain de Giacometti et Picasso. César, c’est plus de cinquante ans de création que la rétrospective sous le commissariat de Bernard Blistène offre de redécouvrir. Des “Fers soudés” et “Compressions” qui ont fait sa renommée très tôt à ses emblématiques “Empreintes” dont “Pouce” et “Sein” font partie, l’exposition rassemble une centaine d’œuvres des plus emblématiques aux plus confidentielles. À l’image des “Enveloppages” à travers lesquels l’artiste insère des objets dans des feuilles de Plexiglas pliées. Érigé devant l’édifice de Jean Nouvel, le “Pouce” doré accueillait hier soir les invités de prestige comme Gérard Fromanger (à qui le Centre Pompidou consacrait une exposition en 2016), Alber Elbaz, Suzanne Tarasieve ou Chantal Thomass, tous venus exaucer le souhait de l’artiste exprimé quelque vingt-six ans plus tôt…

Photos: Jean Picon

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