On ne présente plus Alessandro Dell’Acqua. Originaire de Naples, le créateur italien est aussi hyperactif qu’il est talentueux. Non seulement il a fondé sa propre marque N°21 dont il tient encore les rennes (et qui reste l’un des rendez-vous immanquables de la Milan Fashion Week), mais il est aussi depuis plusieurs saisons directeur artistique de la maison Rochas – qui défilera à Paris dans quelques jours. Très apprécié du trio à convaincre (journalistes, stylistes, acheteurs) Alessandro Dell’Acqua a marqué son empreinte sur la mode avec son style très couture par le biais duquel il décortique une allure ultra contemporaine. Premier témoin de son succès inépuisable: le front row pour le moins bien garni de son défilé d’hier. Citons Anna Dello Russo, la journaliste Giusi Ferrè (qu’on s’aventurerait ici à qualifier d’ « Anna Wintour italienne »), le designer Marcelo Burlon ou Drew Elliott, éditeur star du magazine Paper. Pour l’automne-hiver 2019-20, Alessandro Dell’Acqua a poussé l’expérimentation. Vues de devant, les silhouettes sont élégantes, modestes même. Mais au dos, ses créations « restent ouvertes et surprennent par leur volumes ». Un effet de surprise délibérément provoc’ que le créateur tire de « Dressed to Kill », le film de 1980 de Brian de Palma, son inspiration première pour cette collection. « Ce qui m’intéressait était ce côté quelque peu érotico-dark que l’on remarque chez les femmes qui ont une forte assurance, et j’ai voulu donner à ça une lecture très contemporaine ». De quoi donner des idées aux plus audacieuses.

Photos: Francesco Salemme
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