Calvi, day & night VI

Lumio, plage Diesel In Casa

11.07.2012
#musique

Jeudi 11 juillet : ultime journée musicale sur le rocher. Alors que le Théâtre de verdure a fait voeu de silence pour une longue et douce année, quelques irréductibles prolongent les festivités sur la plage Diesel In Casa, unique spot animé du jour. Traditionnellement, la closing party s’y déroulera le soir-même, secouée par une sélection de djs ultra-pointus et un essaim de forces festives aux velléités peu catholiques.

Bien que minés par le spectre du départ, c’est avec toute la satisfaction du devoir accompli que l’on ouvre la porte de notre villégiature aux coups discontinus de la femme de ménage, qui tente en vain, depuis 30 bonnes minutes, de briser notre quiétude. Circonspection. Les valises se referment aussi vite qu’elles ont été ouvertes, mais n’accueillent dorénavant qu’une poignée de boules textiles parfumées au sable chaud. On se dit que la pauvre dame a du boulot, presque autant que notre pressing de la rue du Faubourg St Denis. Check-out.

Greg Boust nous convie dans sa villa de Lumio pour une grande « merguez party ». Au bout d’un chemin traversant le maquis, on découvre un sublime petit mas, flanqué d’un muret de granit pittoresque percé d’arches aux courbes inégales. Une fois n’est pas coutume, on est en retard, et tout le monde est déjà là. La vision que nous offre alors le crépuscule mérite sa tonne de superlatifs, et le soleil sanguinolent disparaît derrière l’impeccable droiture de l’horizon. Joséphine de la Baume est subjuguée par la scène, nous sommes subjugués par Joséphine de la Baume, mais personne n’est subjugué par nous. On se demande comment boucler la boucle. Une dizaine de djs TDA ont rejoint la sauterie, Whitest Boy Alive aussi, pas si blanc, qui nous a enchanté la veille. Caméra à l’épaule, on s’isole à quelques encablures du mas pour faire le point sur son expérience calvaise. Nicolas Bedos, dont l’illustre papa habite le sanctuaire voisin, vient nous saluer en belle compagnie. Il nous confie qu’il entre en tournage pour quatre mois, et que cette retraite insulaire lui est indispensable. On le comprend.

Tandis que quelques téméraires nyctalopes se risquent au bain de minuit rocheux, on file à notre bacchanale finale rejoindre faunes, ménades, et autres créatures locales. Bye-bye Lumio.

Photos: Jean Picon et Virgile Guinard
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