Haut-lieu de l’art au sortir de la Première Guerre Mondiale, Paris n’était pourtant pas la seule ville du continent Européen à faire rayonner une expression artistique héritée des troubles du passé. Si l’on connaît moins son nom, l’influence de la ville de Vitebsk dans l’histoire de l’art moderne est incontestable. Il s’agit de la ville natale de Marc Chagall, artiste majeur de l’avant-garde russe, qui est aujourd’hui à l’honneur au Centre Pompidou. Avec “Chagall, Lissitzky, Malévitch. L’avant-garde russe à Vitebsk (1918-1922)”, le musée offre de redécouvrir le travail de ces trois artistes emblématiques qui ont donné naissance, en 1918 sous l’impulsion de Chagall, à l’école de Vitebsk. Non seulement l’exposition dévoile une série d’œuvres des trois artistes, mais aussi de plusieurs de leurs élèves, moins connus. L’exposition, sous le commissariat d’Angela Lampe, permet de lever le voile sur la relation entre Chagall et ses deux contemporains qui finiront par délaisser son école et s’approprier le mouvement suprématiste. Ainsi son inauguration hier soir n’a pas manqué de rassembler fins connaisseurs et collectionneurs autour du président du Centre Pompidou Serges Lasvignes. On pouvait notamment y rencontrer Meret Meyer, petite-fille de Chagall et vice-présidente du Comité Marc Chagall. À noter également la présence du designer Hervé Van der Straeten, le commissaire d’exposition Olivier Gabet ou Catherine Grenier, directrice de la Fondation Giacometti. Une leçon d’art et d’histoire à ne surtout pas manquer.

Photos: Valentin Le Cron
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