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L’œuvre de Derek Jarman a une résonance toute particulière avec notre société actuelle. Figure majeure de la scène underground britannique, Jarman (1942 – 1994) a laissé une empreinte indélébile sur le paysage de l’art contemporain autant pour son approche artistique, viscérale et protéiforme, que pour sa portée politique essentielle. Réalisateur, scénariste, musicien, drag, l’artiste vit un art qui provient de son expérience personnelle du monde. L’expérience d’un homme homosexuel, diagnostiqué séropositif en 1986 et forcé de porter en lui la lutte contre les abus envers la communauté queer autant que celle pour sa propre vie. Aujourd’hui, le Crédac (Centre d’Art Contemporain d’Ivry) propose de redécouvrir l’œuvre de l’artiste à travers une nouvelle exposition sous la direction de Claire Le Restif et avec la collaboration d’Amanda Wilkinson et James Mackay. « Dead Souls Whisper » se concentre sur la période de 1986 (année où Jarman apprend sa séropositivité) à 1993, un an avant sa mort. L’exposition crée le dialogue entre ses films Super 8 tournés dans les années 70 et une cinquantaine d’œuvres (peintures et assemblages) réalisées depuis 1896. L’œuvre de Jarman – connu pour avoir symbolisé sa fureur de vivre par son célèbre jardin de Dungeness, au Sud de l’Angleterre – est aussi une réaction directe à la violence homophobe des médias, objet des ‘Queer Paintings’ que l’artiste réalise dans les derniers instants de sa vie. Au-delà de son aspect rétrospectif, l’exposition permet d’attester de toute la contemporanéité de l’œuvre de Derek Jarman. À découvrir jusqu’au 19 décembre 2021.

Photos: Ayka Lux
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