Poézi Prolétèr, c’est le nom de la revue créée à Paris par les poètes Katalin Molnar et Christophe Tarkos et l’artiste Pascal Doury à la fin des années 1990. Bien qu’éphémère, la publication a marqué les esprits des connaisseurs, tant et si bien que la nouvelle exposition de la Fondation Ricard y tire son titre et en partie son humeur. Au croisement de la poésie et du dessin, Poézi Prolétèr était un endroit de rencontre inattendu dans la lignée d’autres revues de l’époque, artisanales et composites. Sur une proposition de François Piron, la Fondation d’entreprise Ricard accueille cet hiver six artistes dont l’univers fait écho à Poézi Prolétèr. Anne Bourse, Carlotta Bailly-Borg, Mélanie Matranga ont mêlé leurs oeuvres à celles de Lizzy Mercier-Descloux, Joëlle de la Casinière et Thérèse Bonnelalbay : ces dernières ont choisi de ne pas se consacrer totalement à leur carrière d’artiste. La première fut propriétaire d’un magasin de disques et de fripes puis musicienne, la seconde a préféré adopter une carrière au sein d’un collectif, la dernière a longtemps exercé en tant qu’infirmière. De générations différentes, les différents travaux (poèmes, dessins…) des six femmes dialoguent autour de la position de l’artiste aujourd’hui et ouvrent le questionnement sur les contre-cultures. Un parcours esthétique et philosophique à découvrir jusqu’au 23 février.

Photos: Valentin Le Cron
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