Après son exposition inaugurale “Sea of Desire”, la Fondation Carmignac célèbre sa deuxième année d’ouverture avec “La Source”, une proposition curatoriale de Chiara Parisi. Anciennement à la tête de la direction artistique  de la Monnaie de Paris et aujourd’hui commissaire pour l’art contemporain de la Villa Médicis à Rome, la commissaire dévoile un parcours  inspiré de l’architecture de la Villa et de l’île de Porquerolles. Pensée en deux axes majeurs, le corps féminin et l’abstraction, l’exposition présente une soixantaine d’œuvres à la fois issues de la collection Carmignac mais aussi d’importants prêts et de nouvelles productions. Édouard et Charles Carmignac avaient invité personnalités de l’art et de la culture mais aussi les Porquerollais à découvrir l’exposition en avant-première lors d’une visite où l’on a pu notamment croiser Aline Vidal, Antoine de Galbert, Jean-Olivier Desprès, Jean-Pierre Blanc, ou les artistes Jean Denant (dont La Traversée fait partie des œuvres permanentes de la Fondation), Bertrand Lavier, Annette Messager, Koo Jeong-A ou Fabrice Hyber. C’est une œuvre de ce dernier, La Source (2018), qui ouvre l’exposition – et lui donne son nom. Inspirée de Lewis Carroll’s Wunderhorn de Max Ernst (première œuvre acquise par Édouard Carmignac), cette grande fresque immersive est le point de départ d’un cheminement qui entraîne le visiteur vers l’espace souterrain de la Villa. Là, les œuvres d’Egon Schiele, Roy Lichtenstein, Elmgreen & Dragset ou Maurizio Cattelan (dont l’œuvre présentée a été réalisée spécialement pour l’exposition) se rencontrent, alors qu’au premier étage, l’artiste britannique Sarah Lucas présente son premier solo show en France avec un ensemble d’une quinzaine de pièces. La visite se terminait bien sûr dans les jardins où les nouvelles créations de Koo Jeong-A (un patio éclairé par des milliers de cristaux Swarovski), Rosa Barba (un ballon géant niché dans le cabanon de Pierrot le Fou) ou Cildo Meireles (un espace clos dont le talc stimule nos sens mais aussi nos peurs) se mêlent aux œuvres permanentes de Jeppe Hein, Ugo Rondinone ou Ed Ruscha.

Photos: Michael Huard
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