Peu d’artistes contemporains ont eu le pouvoir d’influencer plusieurs générations comme a réussi à le faire l’Autrichien Franz West. En cinquante ans, West n’aura acquis une reconnaissance internationale qu’au milieu des années 80 pour ses sculptures réalisées au début des années 70, préfigurant ainsi l’influence qu’il aura sur les jeunes artistes des années 90. Véritable électron libre notamment inspiré par la philosophie et la psychanalyse de Ludwig Wittgenstein et Sigmund Freud, Franz West se joue du laid et du beau et assume l’irrévérence. Une œuvre, continuée jusqu’à sa mort en 2012, que le Centre Pompidou met à l’honneur jusqu’au 10 décembre avec la plus grande rétrospective jamais consacrée à l’artiste. Avec près de 200 œuvres, des fameux “Passstücke” (des “pièces qui s’adaptent”) à l’Auditorium (cette réunion de canapés en fer recouverts de tapis inspirés de Freud), le Centre Pompidou invite le visiteur à appréhender l’œuvre multiforme et intergénérationnelle de West. Une exposition-hommage sous la direction de Christine Macel et Mark Godfrey (Tate Modern), que sont venus découvrir en avant-première quelques unes des personnalités incontournables de l’art, comme le galeriste Thaddaeus Ropac, les artistes Laurent Grasso (actuellement exposé chez Perrotin), Sophie Calle ou Christian Boltanski.

Photos: Valentin Le Cron

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