Dans le cadre de son 85ème anniversaire, le musée Marmottan Monet inaugurait en début d’année les “Dialogues inattendus”, un programme d’expositions bi-annuelles invitant des artistes contemporains à réagir à leur façon aux œuvres permanentes de la collection du musée. Après Gérard Fromanger en mars dernier, Keith Tyson est aujourd’hui l’invité de Marianne Mathieu, directeur scientifique du Musée Marmottan Monet, dans le cadre de “Tyson / Monet : Une question de peinture”, sous la direction artistique de la commissaire d’exposition Ariane Koek. L’artiste britannique, lauréat du Prix Turner, est connu pour interroger la réalité à travers ses toiles, sculptures et installations réalisées à partir de matériaux divers – peinture, argile, métal résine… Parmi ses œuvres emblématiques, The Art Machine, un algorithme qu’il crée dans les années 1990 pour générer des propositions d’œuvres de façon aléatoire. En 2008, il fait de la peinture un acteur de l’œuvre, au même titre que l’artiste, avec Nature Painting. Avec Monet, Tyson partage la remise en question des conventions et des limites de la peinture, et interroge notre connaissance de notre réalité. Une cheminement qui le pousse, dans le cadre de cette exposition, à s’intéresser à deux œuvres très différentes. D’un côté Le Pont de l’Europe, la gare Saint-Lazare, image d’un Paris à l’ère de la machine à vapeur, de l’autre Bras de Seine près de Giverny, soleil levant, un paysage romantique représentant un arbre près d’une rivière… L’exposition est à découvrir jusqu’au 1er mars 2020.

Photos: Ayka Lux
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