La folle soirée du Guide Fooding 2015

Passage des Panoramas

24.11.2014
#lifestyle

La grand raout du Fooding, c’était lundi 24 novembre dans le très exiguë mais alibabesque Passage des Panoramas. Une fois n’est pas coutume, l’amicale de la bonne bouffe a bousculé tous les codes du diner à la Française – n’en déplaise à Nadine de Rothschild, qui n’aurait pas tenu plus longtemps en ces lieux que la Pata Negra des Grands d’Espagne – taillée par Noé Bonillo (champion du monde en titre de découpage de jambon, svp).

Mais ladite partie fine – bacchanale arrosée pour les uns, dégustée pour les autres – est avant tout l’occasion de remettre les Prix du Guide Fooding, bible épicurienne devenue en quelques années le deuxième guide gastro de France après ce bon vieux Michelin (qui, il faut l’avouer, semble bien suranné face à l’expertise décomplexée de son challenger). Parmi les primés de l’année 2015 : les restaurants Porte 12 (Paris) et Miles (Bordeaux) raflent le prix de la ‘Meilleure table 2015’, le Clown Bar de la rue Amelot celui du meilleur bistrot, tandis que le Fooding d’amour est attribué au duo Baniel Baratier / Alexandre Céret pour Les Déserteurs. David Lanher devient quant à lui le nouveau récipiendaire du Fooding d’honneur, considéré avec justesse comme LE nouveau tycoon de la restauration. Avec Racines, Vivant, Paradis, ou encore le récent Caffè Stern, David allume ou rallume tout ce qu’il touche. En odeur de sainteté, le bonhomme !

Que dire de la suite ? Après le ‘Mange-Debout’ time, ses empanadas au boeuf et le discours de la truculente Nora Hamzawi, tout le monde s’est mis à table (ce qui avaient encore faim) dans les restaurants du vieux passage, investis pour l’occasion par les Chefs venus de France et de Beyrouth (AOC de Kamal Mouzawak, commandant des cuisines du Tawlet souk el tayeb), une fanfare en fond sonore avant qu’Isaac Delusion ne s’empare du dance-floor bollywoodien calé chez le Paki du coin.

Mais alors pourquoi diable Alexandre Cammas et son équipe ont-ils intitulé l’édition 2015 ‘La cuisine folle’ ? Parce qu’Hannibal Lecter aka Aurélien Wilk y déambulait sur un diable en camisole de force, que Nicolas Ullmann y singeait Sweeny Todd avec tout le talent qu’on lui connait, qu’une partie des serveurs officiaient culs nus pendant que les autres se plantaient des têtes en papier plus grosses qu’au carnaval de Dunkerque, que les Chefs, people et autres ouailles du Bureau y chahutaient joyeusement un Bordeaux à la main, mais aussi et surtout, qu’on le veuille ou non, parce qu’il plane toujours sur le Fooding ce petit grain de folie qui rend tout délicieux ! Florilège, dans le désordre.

Photos: Virgile Guinard
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