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13.09.2023 Paris #art

La rétrospective inédite de Nicolas de Staël au MAM

Figure incontournable de la scène artistique d’après-guerre, Nicolas de Staël n’a jamais cessé de mystifier son oeuvre, de son exil après la Révolution russe jusqu’à son suicide tragique à l’âge de 41 ans. Celui qu’on appelle le prince foudroyé se voit attribuer un nouvel hommage que le MAM articule cette fois de manière chronologique, retraçant ses premiers pas dans l’art figuratif ainsi que ses toiles sombres et texturées des années 1940, jusqu’à ses tableaux peints à la veille de sa mort prématurée en 1955.

Si l’essentiel de son travail tient en une douzaine d’années, Staël n’a cessé de se renouveler et d’explorer de nouvelles voies qui renvoie à son inévitable besoin de tout détruire retranscrit notamment dans l’emploi de son rouge incandescent. Insensible aux modes comme aux querelles de son temps, son travail bouleverse délibérément la distinction entre abstraction et figuration, et apparaît comme la poursuite, menée dans l’urgence, d’un art toujours plus dense et concis.

La rétrospective permet de suivre pas à pas cette quête picturale d’une rare intensité, en commençant par ses voyages de jeunesse et ses premières années parisiennes pour se clôturer enfin sur ses derniers mois à Antibes. Elle rassemble une sélection d’environ 200 tableaux, dessins, gravures et carnets et présente des chefs-d’œuvre emblématiques tels que le Parc des Princes, mais elle dévoile aussi un ensemble important d’œuvres rarement, sinon jamais, exposées, dont une cinquantaine montrées pour la première fois dans un musée français. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le peintre dans les moindres détails de son art !

Ce mercredi 13 septembre signait le vernissage et a réuni notamment Elena Prentice, Fabrice Hergott, Françoise et Jean-Pierre Meyers, Pierre-Alexis Dumas, Fabrice Hergott, Alain et Suzanna Flammarion, Laurent Le Bon, autour du fils de l’artiste, Gustave de Staël, et ses enfants.

Photos : Michael Huard

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