Qui ne s’est jamais arrêté devant la vitrine d’un restaurant japonais, captivé par le petit chat qui balance la patte d’avant en arrière d’un air bienveillant? Ces figurines typiques trônant à l’entrée de la plupart des commerces et restaurants asiatiques sont aujourd’hui connues de tous, mais la plupart ignorent leur véritable nom : le manekineko. Traditionnellement fait de papier mâché, le manekineko a traversé le temps et les frontières, et a été décliné dans toutes les tailles, couleurs et matières, de la façon la plus épurée à la plus extravagante. Qu’il soulève sa patte gauche ou droite, qu’il soit décoratif, publicitaire ou porte-bonheur, le petit félin est l’un des symboles les plus importants de l’esthétique et de la culture japonaise à travers le monde. À l’occasion des Japonismes 2018, qui célèbrent 160 ans de relations diplomatiques entre la France et le Japon, l’agence Sid Lee organise en collaboration avec Sato Creative l’exposition “A Lucky Cat” dans sa toute nouvelle galerie. Etoilé pour Fantasista Utamaro, tricoté pour Kodai, dégradé pour Cyrielle Gulacsy, érotique pour Petites Luxures… Une cinquantaine d’artistes japonais et français revisitent à leur manière le petit chat nippon. Fabriqué par des artisans de Takasaki, dans la préfecture de Gunma, les manekineko en plâtre passent d’objets d’épure neutres à œuvres d’art contemporain sous la patte des artistes. Une collection de pièces uniques et intemporelles à admirer jusqu’au 9 novembre dans la galerie Sid Lee rue de Paradis.

Photos: Michael Huard

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