Comment définir le travail de l’artiste ? Dans le cas de Mircea Cantor, originaire de Roumanie et passé par l’École Supérieure des Beaux-arts de Nantes Métropole, mais avant tout “vivant et travaillant sur Terre”, il s’agit de celle d’un “chasseur d’images”. C’est le titre de sa nouvelle exposition parisienne, une carte blanche confiée par le Musée de la Chasse et de la Nature. Au sein du musée de la rue des Archives, Mircea Cantor (lauréat du Prix Marcel Duchamp en 2011) explore la notion de territoire à travers ses souvenirs d’une Roumanie qui cultive une relation particulière avec les animaux sauvages, notamment l’ours et la chèvre. Parallèlement à ses des dessins et ses films (dont “Aquila non capot muscas” montrant un aigle en train de chasser un drone, ou “Deeparture” qui place un loup et une biche dans l’espace artificiel d’un “white cube”), Mircea Cantor expose près de cent masques populaires empruntés au Musée du Paysan roumain. C’est la première fois que ces masques, fabriqués par la population à l’occasion des fêtes de fin d’année – les “colinde” – quittent la Roumanie pour une exposition. Attaché aux rites et traditions populaires, Mircea Cantor a invité des artistes issus de l’École de Cluj à exposer leurs œuvres dans sa “Chambres d’amis” au deuxième étage. C’est entouré du directeur du musée, Claude d’Anthenaise, et de l’Ambassadeur de Roumanie en France Luca Niculescu, qu’on le retrouvait le soir du vernissage… L’exposition, organisée dans le cadre de la Saison-France Roumanie 2019, est à voir jusqu’au 31 mars prochain alors qu’au eu lieu le 21 février une grande parade pour la Fête de l’Ours : un moment unique qui a réuni artistes venus tout droit de Roumanie défiler dans les rues de Paris vêtus de peaux d’ours… Un grand moment de fête !

Photos: Michael Huard
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