Panoply ouvre grand les portes de votre e-garde-robe

rue Royale

15.11.2016
#lifestyle

Panoply, avec un Y comme « yes you can », un nouveau site auquel les férues de mode ne vont pas manquer de succomber. Imaginé par Ingrid Brochard et Emmanuelle Brizay, deux brillantes serial entrepreneures, ce nouveau site de location de mode (disponible à Paris depuis le 1er octobre et à Londres dès 2017) n’offre pas seulement des vêtements pour une occasion mais un vestiaire pour toutes les occasions: pour changer plus souvent, pour avoir plus de choix, ou tout simplement pour oser enfin cette robe Olympia Le-Tan et ses illustrations inspirées d’oeuvres majeures.
Au lieu d’une expérience purement dématérialisée, Panoply a ouvert les portes de son showroom, rue Royale, à deux pas des boutiques huppées et des grands magasins qu’il révolutionne. Le but? Changer les usages et rentrer véritablement dans un quotidien mode où la richesse pléthorique redevient une source de plaisir et de découverte et non une contrainte.

Comment est né le concept de Panoply?

Ingrid – Ça va faire 25 ans que je fais du shopping, et pourtant, j’ai toujours cette sensation de n’avoir rien à me mettre. J’avais envie d’en finir avec ça. Ce qui nous donne du plaisir, c’est n’est pas un rapport à un vêtement précis, c’est une sensation sur un mode de vie, un moment donné. Aujourd’hui, la société de consommation s’effiloche un peu. On a envie de beaucoup plus de sens: après l’achat, on le porte, paf, une petite photo sur Instagram et il prend le chemin du placard. Nous nous sommes rejointes sur ce projet: ce qui m’intéressait était de proposer une flux de vêtement et donc une expérience. Il était temps de dépoussiérer nos armoires et passer au virtuel.

Diriez-vous que Panoply correspond à une tendance actuelle où les gens sont plus intéressés par les expériences que les possessions matérielles?

Emmanuelle – Complètement. Mon expérience dans le retail m’a fait voir cette évolution dans les consommatrices, où elles sont de plus en plus conscientes des équations financières du modèle économique classique et donc se sentent coupables, avant même d’avoir franchi le seuil de la boutique. Au final, même arrivées avec une envie, leur sélection sera plus un choix de repli. Passer de l’achat à l’expérience, c’est retirer cette auto-censure qui n’est pas tant une limite de moyen qu’une limite sur la prise de risque, puisqu’aujourd’hui, les femmes ont cette conscience aiguë des enjeux de la consommation.
Ingrid – Le principe de l’expérience au lieu de l’achat-investissement, c’est donner la possibilité aux femmes de se faire réellement plaisir, qu’elles osent leur style, qu’elles poussent leur look, et qu’elles cèdent à ce manteau à fleur qui fait tellement envie tout de suite mais qu’on ne portera pas tout l’hiver et encore moins l’année prochaine.

Qu’est-ce qui a déclenché chez vous l’envie d’entreprendre?

Emmanuelle – Personnellement, je pense qu’être entrepreneur, c’est un peu inné. Lorsque vous avez une idée, vous voulez la développer jusqu’au bout. Beaucoup de personnes ont des idées mais peu se lancent. L’entrepreneur, c’est celui qui ose.
Ingrid – C’est me dire que quand je fais quelque chose, je le fais vraiment. L’envie aussi de laisser une marque. L’implication est aujourd’hui un des éléments clé pour moi dans le parcours professionnel.
Emmanuelle – En se rejoignant sur ce projet, c’est aussi la chance de laisser une marque, de pouvoir faire des rencontres. C’est hyper gratifiant de créer une culture d’entreprise et d’arriver à rassembler des gens dans cette aventure.

Photos: Virgile Guinard
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