Il est des moments où les étoiles semblent alignées. Aux alentours de 10h du matin en ce premier mardi de Fashion Week parisienne, on aurait dit que les éléments s’étaient concertés pour accompagner la présentation de la collection printemps-été 2020 de Marine Serre. La lauréate du Prix LVMH 2017 défilait à l’Hippodrome d’Auteuil, en extérieur, sous une pluie insistante qui aurait pu n’avoir pour seul effet que d’importuner la foule mode qui se pressait autour des pipelines ayant remplacé les traditionnels bancs et chaises. On ne s’en étonne pas, Marine Serre n’est pas connue pour faire dans le conventionnel. Alors que sa collection, titrée « Marée Noire », défile (silhouettes masquées, combinaisons entre l’utilitaire et le militaire, et toujours l’emblématique demi-lune en all-over), on ne peut s’empêcher de penser qu’elle n’aurait pas eu le même impact sous un soleil radieux. À croire que les dieux de la mode ont aussi une influence sur la météo. Au fil des passages, la collection se révèle être un message d’alerte au sujet de la crise environnementale (qui intervient quelques heures seulement après le discours poignant de Greta Thunberg à l’ONU), tant on connait déjà la fascination de la créatrice pour l’impact de l’homme sur son environnement et, fatalement, son avenir (sa collection automne-hiver 2019 était nommée « Radiation »). Avec une note d’espoir, cependant, portée par une série de looks blancs, certains décorés d’imprimés floraux, et des drapés délicats soulignant l’élégance d’une silhouette athlétique. Si l’avenir de l’humanité reste incertain, la femme Marine Serre se tient prête avec style.

Photos: Pierre Mouton
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