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Vendredi, c’est Yohji. Et malgré la pluie persistante, les invités au défilé printemps-été 2022 du maître japonais ont pu remplacer la grisaille par un moment de poésie comme lui seul en a le secret. Devant l’apparat évident des fresques, dorures et lustres de cristal de la Salle des Fêtes de l’Hôtel de Ville, la collection s’émancipe par sa beauté pure. Les mannequins, arrivant parfois par groupes de deux ou trois, racontent une histoire tissée du même fil. Au son de quelques notes de musique presque imperceptibles, les silhouettes noires montrent des drapés et volumes qui re-dessinent le corps, et, alors que la musique s’accompagne de basses et va crescendo, le tissu commence à présenter des découpes, s’orne parfois de ceintures et de chaînes métalliques. Des touches de blanc s’infiltrent aux côtés du noir dominant avant que les deux opposés ne se rencontrent pour s’unir. L’éclosion a lieu quand le soundtrack passe au remix de « Knocking on Heaven’s Door ». Comme une nouvelle naissance, les volumes s’élargissent jusqu’à l’arrivée des dernières robes-cage, allégories de la douceur façon Yamamoto. Les modèles s’arrêtent même un instant pour offrir une rose noire à quelques heureux élus installés au premier rang. Un moment suspendu comme on a peu l’occasion d’en vivre.

Photos: Pierre Mouton
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