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L’Espagnol Pepo Moreno crée un art intimement personnel. Ses oeuvres, que l’on pourrait apparenter à l’esthétique de l’art brut, sont une interprétation viscérale, entre humour noir et violence, de ses réflexions sur la culture queer et l’identité de genre. Des thématiques de l’ordre de l’intime qui sont aujourd’hui ancrées dans les considérations de notre société, construite depuis des années sur des accomplissements comme les émeutes de Stonewall aux États-Unis en 1969 ou le travail d’artistes comme Mapplethorpe, Warhol ou Hockney. Dans tout ce qu’elle a de personnel, l’approche de Moreno est aussi anthropologique et traduit les tensions entre l’acceptation de soi, la fétichisation du désir et le désordre intérieur infligé à toute personne queer face à une société violente envers les différences. En témoigne un slogan du mouvement gay des années 1970 dont l’artiste s’inspire: « I am your worst fear, I am your best fantasy ». Ainsi, le titre de son exposition, « Dimoni » (« démon » en catalan) retranscrit à la perfection une pratique qui pousse l’artiste à peindre par-dessus des posters de magazines érotiques, et d’où ressort souvent le visage d’un démon mi-monstre, mi enfant, symbolique d’une catharsis par la frénésie du dessin. Inaugurée le 9 janvier, cette première exposition de Pepo Moreno à la Galerie Charraudeau se tiendra jusqu’au 6 février prochain.

Photos: Jean Picon
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