Prix de Flore 2013

Café de Flore

07.11.2013
#lifestyle

Épicentre festif de la quinzaine littéraire, le Prix de Flore n’a pas failli à sa réputation de grande bacchanale lettrée. Une fois n’est pas coutume donc, toute la bonne société germanopratine s’est donnée rendez-vous, hier soir, autour de l’heureuse récipiendaire du Prix, Monica Sabolo, de son président autoproclamé Frédéric Beigbeder, et des buffets surchargés de produits du terroir. Sans parler du champagne.

A 20h, foule compacte devant le café chéri de Breton et Aragon, qui cette année a installé un Barnum pour accueillir ses invités, sorte de sas entre les deux mondes : celui des profanes et celui des pensants. Une bonne idée puisqu’une pluie battante s’abat sur Paris au moment même où les membres du jury descendent de leur taxi. Cats & dogs dirait-on outre-Manche, si tant est que les pourfendeurs grincheux de la francophonie nous y autorise.

Le Prix de Flore ayant été co-fondé en 1994 par Frédéric Beigbeder et Carole Chétiennot, l’édition 2013 en est la 19ème. Un non anniversaire pourtant célébré comme tel, au nom de la littérature et de la mondanité intellectuelle. Monica Sabolo, qui sur les coups de 21h se voit remettre un chèque de 6100 euros et sa porte d’entrée dans l’alcoolisme avec un verre de Pouilly gravé à son nom lui permettant d’en boire 365 (soit un par jour dans une année non-bissextile), se défend pourtant de l’être, mondaine. La belle et délicate écrivain succède à Oscar Coop-Phane, lauréat 2012 pour son premier roman Zénith-Hôtel (éd. Finitude), grâce à une dissection poétique des affres d’un chagrin d’amour, intitulée ‘Tout cela n’a rien à voir avec moi’ et publiée aux éditions Lattès.

Protocole accompli, chèque géant mis en poche et discours officié, Lou Lesage, La Chatte de Françoise et Cut Killer montent en scène et le son pour lancer les festivités d’une soirée déjà bien entamée. Mazarine Pingeot, Yann Moix (Prix Renaudot, ndlr), Jean-Marie Périer et Nicolas Duvauchelle s’affairent quant à eux sur le dance-floor en compagnie des hôtes de ces lieux, tous sourires, Colette & Miroslav Siljegovic. Un joyeux salmigondis d’art et de lettres, qui poussera l’expérience jusqu’à des heures indues. Il fait bon s’instruire sur les longs trottoirs du boulevard Saint-Germain, mais il est de ces matins qui s’écrivent avec des maux. Montana ou pas. B.B.

Photos: Jean Picon
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