En février 2017, on apprenait la mort du photographe Ren Hang à l’âge de 29 ans – disparition qui a créé un déferlement sur les réseaux sociaux. Deux ans plus tard, la Maison Européenne de la Photographie célèbre l’artiste chinois avec l’exposition “Love, Ren Hang”. Constituée de 150 photos issues de plusieurs collections d’Europe et de Chine, l’exposition se constitue essentiellement de portraits. Ses amis, sa propre mère, des jeunes Chinois recrutés sur Internet mais aussi paysages et nus, l’œuvre de Ren Hang, tantôt poétique, tantôt teintée d’humour, est unique et immédiatement reconnaissable. Les questionnements sur le corps, le lien entre érotisme et nature, et la relation à l’identité et à la sexualité qui émergent de son travail ont eu beau faire l’objet de la censure en Chine, l’artiste a rencontré un grand succès auprès de la jeunesse, pour qui il incarnait l’expression d’un désir de liberté et de création dans un contexte politique répressif. « Love, Ren Hang” invite à naviguer dans l’univers du photographe à travers plusieurs salles chacune dédiée à un thème : la prégnance du rouge, sa mère, les couleurs acidulées, la nature… Pour cette première saison de sa programmation de 2019, la MEP accueille aux côtés de Ren Hang les tirages des artistes Yoonkkyung Kang et Coco Capitàn avec leurs expositions « Incandescence » et « Busy Living ». Le voyage onirique à travers l’univers de chaque photographe, à la fois fantasmagorique et engagé, est à effectuer jusqu’à fin mai.

Photos: Jean Picon
Vous aimerez aussi
Inscrivez-vous à la Newsletter

Les événements et les rencontres qui ont marqué la semaine !

Mailchimp

  • Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.