“Takling About A Revolution!”, c’est la nouvelle exposition présentée à l’espace 22Visconti. Après “Surfaces sans cibles” et son manifeste sur la place des images dans notre société ultra-connectée, Armelle Leturcq et Frank Perrin invitent des “irréconciliés” à investir la galerie de cette rue confidentielle de Saint Germain-des-Prés. Paul Ardenne, à qui l’on doit la conception de l’exposition, qualifie ainsi ces artistes toutes générations confondues alors que l’on célèbre les cinquante ans de Mai 68. Chacun se fait ici le témoin, l’observateur et le critique de la révolution. Parmi les artistes de renom exposés, on compte Adel Abdessemed, Gérard Fromanger, Michel Journiac ou Andrei Molodkin. Certains n’ont pas connu Mai 68 mais continuent de parler de révolution à leur manière: elle est féministe pour Oksana Shachko, activiste ukrainienne et cofondatrice des Femen. La jeune artiste, déjà présentée en novembre dernier, expose ici ses croix issues de l’iconographie orthodoxe. Lui répondent les mots subversifs de l’artiste autrichienne “néo-féministe” Michaela Spiegel ou la sculpture de Jean-Claude Jolet, “Je condamne fermement”. Or les mots qui happent le visiteur dès l’entrée, ce sont bien ceux de Gianni Motti. Son “I’m not on Facebook” peint sur une banderole exprime le refus de l’artiste face au totalitarisme des réseaux sociaux. Alors que la foule d’amateurs et de fins connaisseurs d’art contemporain investit l’espace 22Visconti, on remarque notamment la présence du grand Julio Le Parc. En cette période de Festival de Cannes, Armelle Leturcq et Frank Perrin fêtaient par la même occasion la sortie du Crash n°84, un spécial cinéma, incarné par Agnès Varda en couverture. Une exposition à voir jusqu’au 17 juin.

Photos: Pierre Mouton

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