We Love Green 2016

Bois de Vincennes

05.06.2016
#musique

Attendu comme le messie par une horde grandissante de parisiens engagés, le Festival We Love Green a bien failli s’embourber dans un champ de gadoue et ne jamais en ressortir. C’était sans compter sur l’intervention du Dieu de la pluie, qui a cessé ses activités pénibles le temps du week-end et la réactivité des équipes organisatrices qui ont sécurisé et drainé ‘last minute’ le site à grands coups de fourches et de graviers. Et puis, bien sûr, la programmation, implacable, qui a ressuscité les chouchous du genre, AIR et LCD Soundsystem en têtes.

La boue, donc, élément central de ce festival d’ordinaire connu pour ses pelouses à pique-nique, n’a découragé personne. Nouveau lieu pour 2016, expansion oblige : les quatre scènes ont dévoilé leurs charmes entre les arbres du Bois de Vincennes. We Love et Because ont cette année clairement placé la barre au-dessus et n’auront finalement pas eu les yeux plus gros que le ventre. Bienvenue au festival (presque) sans gobelet par terre.

Côté Think Tank : une série de conférences, projections et rencontres ont rythmé la vie écolo du week-end, avec notamment l’intervention d’Olafur Eliasson, la carte blanche ‘Think life by D’Days’ et des discussions plurielles autour des grandes problématiques environnementales. Les trois autres scènes ont quant à elles fait la part belle à la musique, avec quelques moments qui resteront gravés dans les têtes bien-pensantes des mélomanes. Parmi les gros calibres citons, dans le désordre, PJ Harvey, James Blake, Metronomy, Hot Chip, ou encore PNL, qui se sont partagés les deux jours, la Prairie et la Clairière. Quant aux deux formations revenantes, LCD Soundsystem (6 ans) et AIR (10 ans), le retour fut des plus adoubés avec deux shows carrément orgasmiques qui ont fait ressurgir les couleurs d’une jeunesse oubliée jusqu’à réussir à tirer quelques larmes à la foule extatique.

Le dimanche soir, d’obédience techno, a conclu l’édition 2016 avec Diplo et Âme. Sans oublier Jacques. Au-dessus de tout soupçon, sachez qu’il existe un petit homme à la tonsure digne d’un disciple de Frère Tuck et capable, avec quelques bouts de rien – poêles, canard en plastique, ciseaux, avion à roulette, de vous faire traverser un vortex expérimental sans aucun buvard de LSD. Formidable Jacques.

Photos: Jean Picon et Virgile Guinard
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