Bertrand Brême 16.03.2010 #mode

Bertrand Brême, notre ambianceur spiritueux et spirituel préféré, quitte provisoirement les boîtes parisiennes pour les pistes de Chamonix. Rencontre avant le Black Week end.

Pourrais-tu expliquer en quelques mots à ceux qui ne connaissent que ta barbe, tes lunettes et ton sourire, qui tu es et ce que tu fais ?

Je ne suis pas ambassadeur pour Gilette apparemment, mais peut être que ça sera le cas dans quelques années. Je suis fabricant de contenu pour les marques pour lesquelles je travaille. Je travaillais jusqu’à peu de temps pour Absolut, et je travaille désormais pour le groupe Orangina Schweppes. J’ai travaillé avant tout cela dans la musique, du marketing musiques électroniques de Pias, à l’entière gestion d’un magasin de disques à Marseille en passant par ma vie de Deejay techno à l’époque. A coté de cela, je participe au développement d’une marque de ski libre, Black Crows, que quelques très bons amis ont créée il y 4 ans à Chamonix notamment sur son contenu, et j’organise en équipe le Black Weekend à Chamonix, festival de musiques et de plaisir de la montagne et le Big à Biarritz, festival de musiques éclectiques.

Même si tu animes notre vie nocturne toute l’année, mercredi commence le Black Weekend qui est un peu ton « bébé ». Dis-nous comment est née l’idée et ce que tu y fais.

Moi? la nuit? non… La Black Weekend, c’est le bébé de plusieurs personnes : Moi, Edouard Rostand, récemment nommé rédacteur en chef de Trax Magazine pour la programmation, et Camille Jaccoux, fondateur de la marque de skis Black Crows à laquelle je participe activement. L’idée est de se regrouper dans cette mythique station, capitale de la haute montagne qu’est Chamonix, et de prendre du plaisir sur les pentes comme sur les dancefloors. Ce festival s’est crée autour de l’identité de Black Crows, c’est à dire une recherche de sensation, de liberté, et d’esthétique en montagne comme en milieu urbain. l’objectif du Black Weekend est très simple : c’est un «get together» rapprochant des artistes musiciens sévissant dans les clubs ou les salles de concerts les plus obscurs, et nos amis pratiquants de la montagne à la recherche de plaisirs sur les pentes comme en bas des pentes. Un mélange très drôle à vivre, quand la crête de Greg Boust rencontre la peau tannée de Bruno Compagnet, skieurs de l’extrême aux 20 années d’expérience, de la chaine de l’Himalaya, aux températures extrêmes de l’Alaska.

Après deux éditions très réussies, qu’avez-vous concocté pour cette saison ?

Le Black Weekend est encore un jeune événement, mais qui s’installe bien. Cela commence par la superbe et loufoque course de bosses, le «bosses des bosses», ou les meilleurs mondiaux s’affrontent dans un cadre totalement détendu, déguisés dans des tenues d’un autre monde et dansant au rythme du Dj Booth et du bar sur la neige, et cela se termine par une soirée clubbing à la programmation idéale pour ne jamais s’arrêter… Au milieu de tout ca, des soirées dans différents endroits de Chamonix, des chalets aux feux de cheminées et au Jaccuzzi très accueillant, des descentes sur piste ou hors-piste, des après skis ou l’on parle un panel de langues assez étonnant, des dégustations de spécialistés savoyarde déconseillés pour les régines «Fashion Week», voilà en résumé ce qu’on nous vivons pendant le Black Weekend, au pied du Mont Blanc.

Quel est le line-up pour la partie clubbing ?

Entre Addictive Tv, duo anglais de mix image et son, le fabuleux Pedro Winter, le berlinois Sasha Funke, l’excellent Etienne Jaumet produit par Carl Craig, la jolie autrichienne Clara Moto qui sort a peine son superbe album, le disciple du label DFA Shitrobot, les membres du blog minimal music Get the Curse, les amis du baron, le fondateur de tête d’affiche Greg Boust et l’activiste Peter Pan, les superbes Mimi Xu et Cecile Togni, le sulfureux Cédric Couvez, les très prometteurs Outlines, et le Niquetamèriste Naughty J, je crois que Chamonix va se transformer en temple de la fête au sens large, en plus d’être la capitale mondiale de la haute-montagne.

Pourrais-tu nous décrire à quoi ressemble un bon Black Weekender ?

CSP ++, prescripteur de tendances, de race blanche… je déconne. Les Black Weekenders sont vraiment tous différents, du Ski Bums (sorte de voyageurs à la recherche de la neige fraîche), aux clubbers parisiens, à la recherche de… tiens, en fait j’en sais rien. Mais tout Blackweekender aime l’ouverture d’esprit, les rencontres improbables, la liberté, le plaisir, et la chamaillerie.

Quelles sont les différences entre la fête à Paris et la fête au ski ?

C’est la même chose, sauf que tu pour te remettre le lendemain, tu prends un téléphérique et tu arrives dans des lieux ou la beauté naturelle, et l’air frais te fais passer ton mal de tête en très peu de temps. Et ton horizon est différent, ton univers est plus large, car les montagnes, ca te gagne. La différence est aussi que Chamonix regorge de personnalités incroyables, très internationales, et qui ont des histoires à raconter autre qu’une jeune fashionista décérébrée.

D’une manière générale, toi qui es un pro, quels sont les ingrédients d’une fête réussie ?

Tu me flattes… Je dirais qu’une bonne fête est une fête ou nous croisons un photographe Say Who. Tiens moi aussi je te flatte. Organiser des fêtes, d’autre le font mieux que moi, mais j’aime collaborer avec eux. De l’énergie, un sujet consistant, un lieu différent, de la bonne musique (et j’insiste sur ce coté musique qu’on oublie souvent) et un état d’esprit, et je crois qu’on est bon, la fête ne se termine plus.

Quand tu reviendras à Paris, tu sortiras où ? Quels sont tes spots ?

Quand je reviendrais à Paris, je retournerais à Chamonix… je plaisante. Je suis un fan du baron de la première heure, j’aime y finir très tard, malgré l’ouverture de pleins autres endroits depuis. Mais je dirais que j’adore la différence au quotidien. De l’est parisien et ses salles de concerts un peu sales, aux clubs branchés dans les quartiers chics, naviguer entre les tribus et les ambiances, c’est ce que j’aime faire comme passer d’une performance rock noise à Montreuil à une soirée Malandrino au Crillon, ou un after show au Montana…

Après Chamonix, quel est ton programme fêtes pour nous ces prochains mois ?

Beaucoup trop de choses. Le 25 mars, une belle fête de lancement pour Schweppes à la Conserverie avec Gelato et Cedric Couvez, le 24 avril, le danteque Orangina Gliss n Mix au Grand Palais avec une piste de ski, des bassins de Wake Board et une scène qui accueillera Joeystarr, Izia, Cassius, Etienne de Crecy et Brodinsky, la villa Schweppes au festival du film à Cannes dont on risque de parler très fort, et quelques beaux événements à venir sur le début de l’été…

A part du soleil et du Schweppes, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour ce Black Week end 2010 ?

Ben des Nissan Cube, de l’Orangina, de l’Absolut, de la Singha Beer, des Feiyue, et du 55dsl… Mais au delà, je nous souhaite de prendre de l’altitude dans notre attitude, de danser un maximum, de skier les meilleures pentes, et de ne pas trop abuser sur la tartiflette locale. Et dans tous les cas, le Blackweekender reviendra forcement différent du Black Weekend, les jambes fatiguées.

Propos recueillis par Florence Valencourt.

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