Caroline Nedelec – HYES 23.08.2012 #mode

Avec HYES, Caroline Nedelec mêle son savoir-faire à celui des métiers d’Art pour nous suggérer, dès la rentrée, sa première collection made in France. Rencontre.

Parle-nous de HYES, de sa génèse, et de son ADN.

C’est un projet de longue date que je mûris depuis mes études. Il s’est concrétisé en mars dernier, quand j’ai remporté le concours national des jeunes créateurs. Depuis, je me consacre à plein temps au développement de la marque.

Je suis styliste de formation, j’ai donc débuté par une première collection Hiver assez traditionnelle, construite de façon cohérente. En y travaillant, j’ai eu envie de faire intervenir des métiers d’Art dans le processus de fabrication. C’était important pour moi de faire du made in France, tout en imaginant des créations à la fois portables et originales. D’où l’idée de faire intervenir les accessoires, parce que le vêtement, si l’on veut qu’il soit « mettable », devient limité.

Comment définis-tu ton univers ?

Contemporain, quasiment unisexe, graphique. Et structuré, car j’essaie de donner de la matière aux vêtements, qu’ils ne soient pas uniquement une surface. Je travaille beaucoup les coupes, et les volumes.

D’où vient ce nom : « HYES » ?

J’avais envie d’un nom français au début, mais en recherchant, on se rend compte que beaucoup de choses existent déjà et, lorsque ça n’est pas le cas, que des analogies se créent rapidement avec un nom inventé. J’ai donc trouvé ce nom à la prononciation américaine, qui fait un paradoxe amusant entre une écriture d’origine latine et l’accent US. 

En quoi ton réseau t’aides à développer HYES ?

Au départ, j’étais un peu dans la réserve quant à l’étalage de mon travail. Par hasard, j’ai présenté ce concours avec mon binome. On est donc allé jusqu’au bout, soutenu par le CMJC, et les Ateliers de Paris. De fil en aiguille, on rencontre des gens sans même démarcher, un réseau se crée, et c’est intéressant car tout cela donne naissance à des choses différentes.

Ensuite, il y a les collaborations : je vais par exemple faire une édition limitée pour une bouteille à cocktails, mais aussi une pièce exclusive pour Grace Jones !

Comment en es-tu arrivée là ?

J’ai fait une petite soirée de lancement à l’Alacazar, il y a quelques mois, et l’agent de Grace Jones était là. Il a flashé sur mes bijoux, et a fait le pont entre nous.

On sent que tu t’intéresses à un univers plus global, plus que de simples lignes de vêtements et accessoires. On pourrait imaginer HYES dans 10 ans comme un concept-store ?

Je veux toucher à tout. Pourquoi pas après de l’édition de livres, et de la musique. Finalement, je suis ouverte à toute forme de création !

Propos reccueillis par Benjamin Belin / Photos : Cyril Choupas

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