Commune de Paris, 1871 28.01.2011 #mode

Trois parisiens ont pris le petit monde de la mode à revers et décrété unilatéralement la création d’une nouvelle marque : Commune de Paris, 1871. Rencontre avec ces agitateurs à la tête bien faite et auxidées larges.

Un petit portrait-robot des membres fondateurs ?

Alexandre Maïsetti, la main. Spécialiste vêtement. Antécédent connu : créateur de la marque Shaïwear. – Sébastien Lyky, l’œil. Responsable image. Antécédents connus : D.A. dans la publicité et illustrateur. – Edouard Launay, le nez et la bouche. Dénicheur de talents et spécialiste objet. Antécédent connu : agent artistique. Créateur de l’agence Talkie Walkie.

D’où vous est venue l’idée de créer cette marque et que représente-t-elle ?

Tout simplement parce que la mode existante ne nous convenait pas ! On a alors décidé de croiser nos mondes, la mode le graphisme et le design, et de créer un univers qui nous ressemble. C’est pour cela que la marque ne se résume pas aux vêtements (cachemires chics, chemises raffinées, T-shirts et polos), mais propose aussi du papier peint, des éventails, des bijoux en argent massif, des sacs, etc. Tout ce qui fait notre vie. Puis, de cette envie commune… Est née l’idée de la référence à la Commune ! Notre marque était née : Commune de Paris, 1871. Car, sans parler de l’allusion historique, qui est un symbole de liberté, la dernière expression de la Révolution Française, la Commune de Paris, spontanément dans la tête des gens, c’est aussi bien ‘mettre en commun’, que ‘Parisien, tête de chien’, ou encore juste un souvenir de Paris pour les étrangers. Bref, une petite poésie assez jolie. Et puis, accoler 1871, ça fait déjà grande maison, c’est drôle. L’idée est donc aussi, à notre niveau, de créer une communauté. Outre la créatrice de bijoux Adeline Cacheux qui était là dès le début, chaque saison, on a envie de faire appel à des artistes invités pour des éditions limitées. Pour le lancement, les Munchausen comme le duo Julien Langendorff et David Yaya du groupe Herman Dune nous ont déjà fait confiance. Mais ce n’est qu’un début, on sera bientôt nombreux à être des communards convaincus !

Justement, qui vous a rallié cette année et qui souhaitez-vous convaincre d’un avenir commun?

Nous avons presque une égérie ! En ce moment Yann Barthès porte pas mal nos créations sur le plateau du Grand Journal comme ailleurs, et c’est vrai qu’il incarne pas mal notre esprit chic et décalé. Sinon, on vient tout juste de montrer aux salons Maison & Objet et Rendez-vous (comme au Pitti, à Florence), notre collection avec Astier de Villatte. Elle est composée d’objets en porcelaine, d’une eau de cologne 1871 et d’une bougie. Notre collaboration s’est passée à merveille. Comme nous, ils sont jeunes et partagent pourtant ce goût de l’artisanat, du savoir-faire séculaire. Pour certains, cela peut paraître obsolète, mais c’est dommage. C’est une question de regard et de mix. A ce titre, le travail de Samuel Gassman, un artiste qui travaille les boutons de manchette à la main, est exemplaire. Un véritable orfèvre. Sinon, prochainement, nous allons faire un partenariat avec la maison Fabre, pour une collection de gants, et travailler avec une illustratrice française installée à New York. Mais chut… Pour l’heure, la collection en boutique est le fruit de notre rencontre avec Jean-Michel Tixier, illustrateur et graphiste, et avec Cléo Charvet, une DA reconnue, spécialisée dans le luxe

Après les vêtements, les bijoux, la bougie… A quand la compil’ ?

Après la boutique ! Mais on a déjà une petite collection de morceaux « Commune de Paris ». Avis aux dénicheurs/samplers…

Bleu, Blanc, Rouge. Choisissez chacun une couleur et dites moi ce qu’elle vous évoque :

Edouard : je choisis le bleu, en référence à Piscine avec deux figures, de David Hockney.

Sébastien : pour moi le premier blanc c’est Malevitch et le deuxième, c’est Margiela.

Alexandre : sans hésiter, la référence à L’Affiche rouge. D’abord, celle placardée sur tous les murs pour appeler à la Commune, mais aussi, malheureusement, celle du groupe Manouchian pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Un dernier message des Communards ?

« Paris sera à nous ou n’existera plus ». C’est de Louise Michel…

Propos recueillis par Florence Valencourt
Distribution : www.communedeparis.fr et points de vente spécialisés.

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