Diane Goldstein 10.01.2011 #mode

Douce, féminine et un peu rock, la belle Diane Goldstein est à l’image de la femme qu’elle dessine. Rencontre rare avec une créatrice qui est aussi passionnée que passionnante.

D’où vient le nom de votre marque : April, May ?

C’est tout simple, en fait. Nous avons décidé de créer April, May comme un projet commun, mon mari et moi. Je suis très férue d’astrologie, de numérologie. L’association de nos deux noms est le 8, soit l’infini. Un très bon signe ! Quant à April, May donc, c’est l’association de nos deux mois de naissance. Nous avons trouvé que cela sonnait bien.

Comment êtes-vous venue à la mode ? Quel est votre parcours ?

J’ai toujours baigné dans ce milieu, c’est comme si j’avais respiré « mode » depuis ma plus tendre enfance. Cela me vient de ma mère, sans aucun doute, une socialite accomplie. Mais, c’est surtout ma manière d’être, un esthétisme naturel, peut-être ? C’est donc logiquement que j’ai suivi des études à Esmod, avant d’avoir la chance d’être acceptée à la St Martin’s School. On était en pleine époque 90’s dans la mode, j’étais gothique et je faisais un stage chez Hussein Chalayan. Toute une époque ! Après mon diplôme, j’ai travaillé pendant un temps chez Galliano, puis j’ai tout fait pour aller chez Paul&Joe, qui commençait tout juste et qui représentait pour moi un vrai coup de soleil. Par la suite, j’ai monté ma marque d’accessoires, des sacs et des ceintures fabriqués en France, un vrai challenge… Avant cette nouvelle aventure aujourd’hui.

Comment définiriez-vous la femme April, may ?

C’est la Parisienne, dans sa version moderne. Une femme féminine mais qui s’affirme, rock et classique à la fois. Côté palette, le bleu marine est pour moi l’exemple du chic absolu. Mais, je suis également sensible aux couleurs poudrées qui donnent un côté sensuel. Côté inspiration, je n’ai pas une muse, mais un groupe d’amies d’enfance qui me servent de ping-pong pour créer. Elles ont chacune leur truc, leur créativité… A elles toutes, elles sont la femme April, may.

Je crois savoir que l’art est aussi pour vous une source d’inspiration essentielle. Pouvez-vous nous dire en quoi ?

Mon père est architecte, ma mère sculptrice contemporaine et, à eux deux, ils sont à la tête d’une fondation à Sofia Antipolis. Dès mon plus jeune âge, ils m’emmenaient donc voir des expositions, des artistes. Ils m’ont initiée à Soulages, Rothko, Cindy Sherman. Etant très amis avec des galeristes comme Emmanuel Perrotin ou Kamel Mennour, autant dire que je ne manque jamais la FIAC ou un vernissage important. Naturellement, je suis aussi très sensible à la photographie, de Richard Avedon à Karim Sadhi, que je viens juste de découvrir. Sans oublier Juergen Teller ou Terry Richardson, évidemment ! Mais, mon dernier look book, je l’ai confié à Cécile Bortoletti, dont j’apprécie beaucoup le travail.

Quels sont vos projets pour 2011 ?

Je viens tout juste de lancer mon site internet. Une réussite, née de ma rencontre avec l’agence Hmm! qui a su parfaitement traduire mes désirs virtuels. Sinon, cette année, comme je suis déjà maman de deux petits gars, et que ce n’est pas de tout repos, je ne souhaite pas un troisième enfant tout de suite. Non, en ce moment, je prépare plutôt la naissance de ma première boutique, à Saint-Germain-des-Prés. Une autre forme d’enfantement ! J’aimerais aussi créer une ligne masculine, avec mon mari pour muse. Dessiner, encore et toujours plus, une passion pour moi. Bref, pas mal de choses !

Propos recueillis par Florence Valencourt
www.aprilmay.fr

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