Frédérique Lopez

20.05.2012

D’un côté les maisons de luxe, de l’autre les stars sur le red carpet. Au milieu, les personal stylists qui s’affairent à parer le cinéma de leurs plus beaux atours. Rencontre avec Frédérique Lopez, la plus parisienne d’entre eux, donc la plus Saywho.

Que fais-tu à Cannes ?

Je m’occupe d’actrices qui viennent présenter des films et faire leur promo. Shootings, photocalls, soirées, etc… Je suis personal stylist, je dois donc trouver les tenues adéquates en fonction du temps, ce qui n’est pas une mince affaire cette année. Je fais la même chose à Paris d’ailleurs, mais ici, c’est 100% cinéma.

Tu habilles qui ?

Alexandra Lamy, qui présente un film avec William Hurt et Jean Dujardin. 

Pendant 4 jours. jusqu’à aujourd’hui, je travaillais en sous-marin pour une grande actrice américaine dont je tairais le nom. 

Sinon, pour la soirée de clôture du 27, hommage rendu à Claude Miller où j’habille Alexandra Lamy, Jean Dujardin, et Mélanie Doutey.

Ca ressemble à quoi une journée de styliste pendant le FIF ?

J’ai beaucoup travaillé en amont, donc ici, mis à part les robes bloquées à L.A. que je dois aller voir une fois qu’elles arrivent, je suis plutôt cool. Rendez-vous dans les bureaux de presse, dans les showrooms, essentiellement au Martinez. Je passe d’étages en étages pour voir les robes, chaussures, bijoux, plus quelques joailliers implantés à Cannes qui présentent des pièces uniquement ici.

Le soir, je sors un peu. Je suis obligée d’aller aux soirées de mode qui me concernent. J’en profite aussi pour aller voir des concert, et danser.

Sinon j’ai aussi des interviews comme la tienne, et des shootings perso. Comme je suis assez médiatisée grâce à « la mode la mode la mode », et que je fais partie des rares à faire ce pont professionnel entre mode et ciné, on me sollicite pas mal.

Les soirées mondaines font finalement parties de ton boulot ?

Tout à fait, comme à Paris d’ailleurs. Les gens t’attendent, te sollicitent. Sans entrer dans la familiarité, c’est important dans ce milieu de connaître les gens avec qui tu collabores.

Un film dans la sélection que tu as envie de voir ?

Je n’ai pas vraiment eu le temps de me pencher dessus. J’aimerais voir le film de Cronenberg, bien que son cinéma soit un peu descendant. Récemment, j’ai vu le film Oslo 31 Août, un chef d’oeuvre absolu. Pour moi le meilleur film de ces dernières années. 

De manière globale, je suis assez excitée par le casting de Walter Salles. Je suis amoureuse de Sam Riley, depuis Control. il est marié, malheureusement.

Après 4 jours de festivités intenses, une fête qui te restes en tête ?

Honnêtement, aucune. Il y a trop de photographes, les gens ne se lâchent pas. J’aimerais un peu plus de punkitude et de folie. C’est trop protocolaire, trop promo.

Je me souviens d’un reportage fait par un paparazzi italien dans les 70’s, ça avait l’air incroyable à cette époque.

T’es plutôt montée des marches ou after-karaoké au Baron ?

Les deux ! Je voudrais avoir le don d’ubiquité pour être partout à la fois.

La recette spéciale Cannes pour tenir le rythme pendant toute la quinzaine ?

La disco-nap !

Propos recueillis par Benjamin Belin

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