Les frères Elicha Les frères Elicha Paris 1er 26.06.2013 #mode

On a toujours été bercé par cette culture du vêtement, du costume

Pour introduire la semaine des défilés Homme et mettre à l’honneur l’art du Tailoring, The Kooples orchestre une grande soirée musicale au Baron précédée d’un dîner « entre amis » à l’Hôtel d’Évreux. L’occasion pour Saywho d’aller à la rencontre des frères Elicha.

La mode : histoire de famille ou simple business ? (les parents Elicha ont fondé Comptoir des Cotonniers, ndlr)

C’est clairement une histoire de famille, car nous avons évolué dans le domaine de la mode grâce à nos parents. Raphaël s’occupe de la partie communication et  image, il prend les photos des collections. Laurent s’occupe de la collection femme et je (Alexandre) m’occupe de de la collection homme. Nous avons chacun des rôles déterminés mais cela ne nous empêche pas de nous inspirer les uns des autres.

Y a t-il eu des rencontres qui ont eu un impact sur votre parcours ?

Le styliste Patrick Grant. Il a repris en 2005 la maison Norton & Sons sur Savile Row, la rue des maîtres tailleurs du « sur-mesure » britannique. Grant nous a donné l’impulsion de créer The Kooples, avec le désir d’importer ce savoir-faire du Tailoring mêlé au chic parisien accessible. Il nous a aidé à créer notre premier patron. Celui-ci a par la suite été décliné pour tous nos modèles de pièces à manches.

Votre réseau a-t-il joué un rôle important dans la success story The Kooples ?

Oui, notre réseau familial principalement. Un impact majeur, même, car nous avons eu la chance de collaborer avec nos parents dès le début de l’aventure The Kooples. Ils ont été d’excellents professeurs et nous ont bien appris le métier. Concernant les amis, Patrick Eudeline a joué un rôle important. Il nous a beaucoup inspiré, de par son esprit, son attitude. Il nous a entouré dès le début.

Comment votre cercle The Kooples s’est-il créé ? Par opportunités mercantiles ou rencontres fortuites ?

Par des rencontres fortuites. Par exemple, Pete Doherty est venu vers nous car il était déjà client de la marque, et il possédait une réelle affinité avec elle. On l’a par la suite choisi pour représenter la marque, mais ce n’était pas calculé. On aime que les choses se fassent toutes seules, de manière naturelle.

Ce soir, vous recevez vos amis Place Vendôme en mettant à l’honneur l’art du Tailoring. Un concept 100% British… Pouvez-vous nous en parler un peu plus ?

On a toujours été bercé par cette culture du vêtement, du costume. The Kooples, c’est un mix entre le duc d’Edimbourg et Keith Richards. Le Tayloring, c’est ce côté dandy qui rappelle Oscar Wilde, George Brummel. On s’attache à garder cette authenticité vestimentaire qu’avaient les anglais de l’époque, avec tout ce que ça comprend (culture du costume, des détails) tout en ajoutant nos envies à nous, plus personnelles et issues d’influences variées. La veste ajustée se verra ainsi recouverte de petits détails, comme la doublure monogramme tête de mort.

Pourquoi avoir choisi la place Vendôme pour installer vos bureaux ?

C’est un lieu plein d’histoire, inspirant, très chic, qui peut rappeler le classicisme anglais. Le côté Savile Row mixé avec la Place Vendôme fonctionne donc assez bien.

Un couple que vous aimeriez habiller ?

Gainsbourg-Birkin, Pete Doherty-Kate Moss, Charlotte Gainsbourg – Yvan Attal

Finalement, The Kooples est rive gauche, rive droite, ou carrément d’outre-Manche ?

 Les trois à la fois, finalement sans le vouloir. Très parisiens, mais également très inspirés par l’Angleterre.

Propos recueillis par Salomé Jartoux

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