Pring 14.10.2011 #mode

Pring est une hyperactive d’origine américano-thaïlandaise. La jolie jeune femme nous reçoit en tout simplicité dans sa boutique colorée, rue Charlot, son petit caniche blanc sur les genoux…

Outre la création de chaussures et d’accessoires, vous avez fait des études d’art, vous vous essayez parfois au journalisme, à la danse et il vous arrive de mixer pour des soirées. Que préférez-vous?

Toutes ces activités sont un moyen de m’exprimer avec une totale liberté, ce qui est le plus important pour moi. En créant ma marque, je réunis un peu de tout ça: J’établis mon univers esthétique, un peu comme une chorégraphie, je développe aussi mon image, ma communication…

Vous qui avez vécu aux Etats-Unis, en Thaïlande et en France, pouvez-vous nous dire si des différences existent entre ces trois pays, en termes de préférence mode, de goût vestimentaire?

Complètement! La mode est très culturelle. Personnellement, j’essaye de ne pas suivre une seule mode mais de m’approprier toutes ces cultures. C’est l’esthétique «Pring»: Le mélange. Par exemple, les couleurs de mes collections sont un mélange entre Los Angeles, où j’ai vécu pendant cinq ans, et le doré un peu «kitch» qu’on retrouve à Bangkok. Le côté «punk/ rock» de mes collections est très new-yorkais et je garde toujours une touche un peu plus chic, plus parisienne.

Après les escarpins Louboutin et leurs semelles rouges, celles de vos chaussures sont roses. Pourquoi un tel choix? Que dit-il sur votre style ?

En Asie, c’est une couleur très «forte», très «passionnée». Je trouve, pour ma part, le rose très féminin, très «girly». Grâce au rose, la femme assume sa féminité et sa sexualité avec une certaine légèreté. Et puis ça me rappelle la chanson, «La Vie en Rose». C’est si parisien!

À quel(s) détail(s) êtes-vous le plus sensible dans une chaussure: la cambrure, la forme, la matière, le confort?

À la cambrure, c’est le plus important! Sans la bonne forme, on ne peut pas crée grand chose, c’est la construction qui importe. Et pour ça, j’ai du tout apprendre toute seule. Ensuite, je teste tous mes modèles. J’essaye souvent d’ajouter une plateforme ou de faire une cambrure la plus portable possible, même pour les hauts talons de dix ou douze centimètres. En tant qu’ex-danseuse, je comprends la problématique du pied. Par exemple, quand je suis DJ, je suis toute la nuit sur des talons hauts. C’est loin d’être drôle!

Vous êtes mariée à Damian Yurkievich (ndlr le frère de Gaspard Yurkievich). Influence-t-il, d’une manière ou d’une autre, votre travail ?

Oui, bien sûr! Damian vient de la littérature et ses poèmes, son univers, sont source d’inspiration. Et puis, d’origine argentine par sa mère, il a une vraie culture sud-américaine qui me parle, me touche.

On dit que vous avez collaboré avec une marque de vêtements et que vous avez créé des modèles pour des défilés. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Il y a quatre ans, mon premier job a été pour la marque russe Chapurin, une marque très connue en Russie, très «bling bling». Depuis huit ou neuf saisons déjà je crée des chaussures pour Swaroski en m’inspirant de leurs bijoux. J’ai également travaillé sur la première ligne de chaussures de Maje et pour une marque allemande émergente, Coje. À côté, je développe ma marque en créant différentes lignes en Thaïlande, une ligne de sacs, une ligne masculine…

Propos recueillis par Juliette Hautemulle
Photographie de Fabien Pochez
http://www.pringparis.com/

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