Revolver 20.03.2012

En trois ans, une nomination pour Les Victoires de la musique 2010 et de nombreux passages radio et télé, le trio de Revolver a mis la France à ses pieds. Après « Music for a While », le groupe tout droit sorti des sixties dégaine son deuxième album, « Let Go ». Rencontre avec, respectivement sur la photo, Christophe, Ambroise et Jérémie lors d’un live secret au CointreauPrivé, avant leur concert, jeudi 22 mars, à la Maroquinerie.

Que s’est-il passé chez les Revolver depuis « Get Around Town » ?

Christophe : En deux ans et demi, entre la sortie du premier et de ce deuxième album, nous avons passé notre vie sur la route, en tournée. D’abord en France puis en Belgique, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre et aux États-Unis. Musicalement et humainement être sur la route nous a vraiment ouvert l’esprit. Quand tu as des milliers de kilomètres à faire, tu as du temps pour écouter de la musique, rencontrer de nouveaux groupes et tu te frottes à de nouvelles façons de vivre. C’est pourquoi notre nouvel album est vraiment différent du premier.

Justement, parlez-nous de « Let Go », votre deuxième album qui est sorti le 12 mars. Vous vous lâchez, comme le titre semble l’indiquer ?

Ambroise : C’est vraiment un album écrit sur la route. Des allers-retours permanents entre les chambres d’hôtel où nous écrivions les morceaux et les concerts où nous testions les morceaux. Ce qui a vraiment changé, c’est que nous avons réalisé que les gens pouvaient danser sur nos morceaux. Une nouveauté ! Ca nous a donné envie d’aller dans ce sens et d’écrire plus de chansons dansantes.
« Let Go » est un album contrasté mixant des morceaux rythmés, dansants et groovy et des morceaux beaucoup plus calmes et intimistes.

Peux-t-on vous qualifier de néo Beatles ? Assumez-vous votre côté néo retro ?

Ambroise: Pas vraiment ! Au départ, nous avons été très influencés par les groupes des années 1960 mais ne citer que les Beatles est un peu réducteur. Nous avons aussi été influencés par Simon & Garfunkel, les Beach Boys ou…
En chœur : … Les Kinks !
Ambroise : Et puis, depuis le premier album, notre musique a évolué. Nous nous sommes ouverts a énormément de musiques différentes, plus récentes et nos morceaux ne se situent plus dans le rétro et le nostalgique.
Christophe : Le terme de « néo Beatles » s’appliquerait autant à nous qu’à des groupes comme Radiohead ou Queens of the Stone Age.

Vous pouvez nous raconter votre épopée américaine ?

Ambroise : Longue… Il y a un peu plusieurs épopées américaines. Nous y avons été trois fois en un mois et la dernière tournée a été particulièrement intensive et éprouvante.
Jérémie : C’était très « roots ». En France, l’album a vite eu du succès avec la radio, la télé, et nous recevions un accueil privilégié lors de chacune de nos dates, alors que quand nous arrivions aux états Unis, nous n’avions qu’une demi heure pour nous installer et jouer, sans balance et personne dans le public ne nous connaissait.
Christophe : Aller aux Etats-Unis c’était finir par le début, un baptême du feu. Normalement la tournée galère dans les clubs, c’est au début d’un groupe…

Paris, c’est quand même mieux, alors ? Pourquoi ? En quoi ?

Jérémie : Pas forcément… Aux Etats-Unis tu te sens en connexion avec une histoire du rock et de la pop. Là-bas, c’est vraiment inscrit dans leur culture. Une personne sur deux dans le public joue dans un groupe et fait des concerts et des tournées. Lors de nos live, nous nous sentions un peu comme dans une grande famille.

Un mot chacun pour qualifier votre trio ?

En chœur : Le trio du Pop de chambre !
Christophe : C’est vraiment ça, c’est comme ça que nous écrivons nos chansons. L’essence du groupe c’est deux guitares, deux violoncelles et trois voix.

A quoi êtes-vous chargés ?

Ambroise : A la Sierra Nevada. Une bière américaine qui nous a un petit peu… traumatisé!
Jérémie : elle est très bonne !
Christophe : Moi je suis plutôt chargé au gingembre et au miel en ce moment ! (ndlr Christophe était malade lors de l’entretien)

Où a-t-on le plus de chances de vous trouver à minuit, quand vous êtes de sortie ?

En chœur : Au Café Epicerie rue Sambre-et-Meuse, dans le 10ème !

Propos recueillis par Juliette Hautemulle
Photo de Virgile Guinard

Album Let Go chez Emi/Delabel
En concert jeudi 22 mars à la Maroquinerie à 20h 

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