Gildas Loaëc Tokyo à Paris avec Maison Kitsuné 12.10.2015 #mode

On continue de lancer des artistes aujourd’hui mais en allant dans des choses un peu plus urbaines.

Un label musical, deux lignes de vêtements, des boutiques worldwide et désormais une collaboration avec Shu Uemura (après Karl Lagerfeld et Takashi Murakami) : Maison Kitsuné est partout. A cette occasion, et quelques jours avant la release party secrète de leur dernière compilation, SAYWHO est allé à la rencontre de son père fondateur.

Racontez-nous votre parcours en quelques dates. Quelles ont été les rencontres qui l’ont jalonné ?

J’ai toujours été fan de musique. Au début des années 90, j’avais un petit magasin de disques dans le 1er arrondissement où je vendais des vinyles aux DJs. Ensuite, j’ai commencé à m’occuper des sorties de disques des labels Roulé Music de Thomas Bangalter et Crydamoure de Guy-Manuel de Homem Christo. On est partis au Japon avec les Daft Punk pour Interstellar 5555, et on a emmené Masaya avec nous car il parlait japonais. C’est à ce moment-là qu’on a sympathisé et qu’on a eu l’idée de faire le projet Kitsuné.

Avec Masaya justement, vous avez réellement réussi à combiner label de musique/marque de vêtements. Existe-t-il des ponts entre les deux ?

On ne les mélange pas forcément, c’est une histoire de passion avant tout. On a toujours voulu faire un label de disques qui trouvera des chansons qui marqueront leur époque, leur temps. On y travaille avec un réseau spécifique à la musique, une équipe dédiée, des groupes qui jouent à la radio… C’est un autre univers que celui de la marque Maison Kitsuné, même si de temps en temps il y a des ponts qui se font. Evidemment ça forme un tout, mais on le vit au quotidien comme deux activités séparées.

Les compilations Kitsuné aujourd’hui sont synonymes de ‘viviers de jeunes talents’. Elles sont devenues une référence…

Il y a effectivement des artistes dont on est très contents, comme Two Door Cinema Club, qui a rencontré un certain succès mais qui a surtout été une rencontre magique. Après, il y a eu La Roux, Years and Years… On continue de lancer des artistes aujourd’hui mais en allant dans des choses un peu plus urbaines. Et on est surtout en train de créer une nouvelle formule de label du futur qui s’appellera «Kitsuné Hot Stream», qui sera uniquement du streaming et qui fonctionnera comme une communauté.

Quelques mots sur la release de Kitsuné Maison 17 à Paris ?

J’ai fait la compilation il y a quelques mois déjà, et elle sort en octobre. Pour le moment, l’endroit de la release party est tenu secret…

Parlez-nous de votre collaboration avec Shu Uemura.

On a été approchés par nos amis de Shu Uemura il y a un peu plus de deux ans pour participer à leur programme de Noël qui consiste à faire intervenir des personnalités différentes sur leurs packaging. Avant nous, ils avaient collaborés avec Karl Lagerfeld et Choupette, Murakami… C’était drôle et nouveau pour nous de mettre un pied dans le monde de la cosmétique avec de supers équipes qui savent ce qu’elles font. On a joué sur la rencontre Paris/Japon.

Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux. C’est important pour vous ?

On a eu beaucoup de chance, car on a commencé à créer Maison Kitsuné au moment où Internet grandissait et se développait. Pour nous, ça a été magique, car on a eu la chance d’être soutenus par plein de nouveaux médias qui se lançaient online comme Hypebeast, Hightsnobiety ou encore Saywho… C’était de vraies opportunités pour nous à l’époque de faire découvrir ce qu’on faisait. Ça continue aujourd’hui sur Facebook, Instagram… Les choses ont une résonance sans fin sur les réseaux sociaux.

Surveillez-vous votre e-réputation?

Je ne Google jamais mon nom!

Propos recueillis par Sabina Socol.

 

www.kitsune.fr

 

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