Tom Greyhound La Corée s’installe à Paris 27.02.2015 #mode

 

Notre but est vraiment de soutenir et de valoriser les plus jeunes.

Concept store venu de Corée et installé dans le Haut-Marais depuis un an pile, Tom Greyhound fait indubitablement pulser le petit monde de la mode parisienne. Ses deux représentants, Julien Cornette et Quoc-Anh Truong, nous expliquent pourquoi ils sont amis avec les jeunes créateurs, et donnent un avant-goût de leur soirée d’anniversaire, qui promet déjà d’être le rendez-vous incontournable de la Fashion Week à venir. Interview croisée.

Quels sont vos parcours respectifs ?

Julien Cornette : J’ai fait des études d’Histoire de l’Art à Metz avant d’arriver à Paris et de changer de voie. J’ai été manager chez COS, où j’ai rencontré Quoc-Anh. Puis j’ai travaillé pendant deux ans chez Carven comme responsable adjoint. Et c’est là-bas que j’ai rencontré David, qui m’a embauché pour Tom Greyhound il y a un an.
Quoc-Anh Truong : Je sors d’école. A la base, je ne voulais pas du tout faire ça, j’étais parti vers de la cuisine et de la pâtisserie. On m’a refoulé plusieurs fois du coup j’ai compris, et je me suis axé vers le digital. Au fur et à mesure des stages je suis arrivé dans le monde de la mode. C’est après mon dernier stage que que Julien m’a proposé de développer la communication digitale et les projets chez Tom Greyhound.

Vous fêtez l’anniversaire de la boutique, parlez-nous de son rôle et de son ADN. 

Quoc-Anh Truong :  C’est rendre la mode plus accessible et moins prétencieuse. On ne veut pas différencier les top designers des jeunes créateurs. On adore Etienne Deroeux par exemple, on n’hésite pas à le mettre en avant. Notre but est vraiment de soutenir et de valoriser les plus jeunes.
Julien Cornette : On essaie de mixer les petits créateurs et on arrive à les mettre en avant grâce aux têtes d’affiche. On a la chance d’avoir un large choix de designers : on a commencé avec 45 marques, on en a une trentaine maintenant. On essaie de faire en sorte que ce soit un carrefour international de mode.

Wanda Nylon est de la partie. Contez-nous l’origine de cette collaboration.

Quoc-Anh Truong : C’est une marque qui nous correspond totalement au niveau du produit, de la matière, et qui reste très accessible et honnête. Ils arrivent à décliner le trench de manière improbable et totalement internationale. C’est de là qu’on s’est rencontrés.
Julien Cornette : On les trouve très modernes. On espère se reconnaître dans leur modernité.

Qu’y a-t-il à Paris qu’on ne trouve pas à Séoul (ville d’origine de Tom Greyhound) ?

Julien Cornette : L’histoire n’est pas la même. En France, on a la chance d’avoir un beau patrimoine, mais je pense que les Coréens ont la volonté de faire un pas dans cette mode. Il y a de plus en plus d’étudiants coréens qui font leurs études de mode à Paris. Ils veulent commencer à écrire l’histoire de la mode.
Quoc-Anh Truong : Dans son livre, Wooyoungmi disait qu’il n’y avait encore rien en Corée en 82. Les Coréens sont jeunes, et c’est puissant de voir à quel point ils se sont développés en une trentaine d’années.

Quand on ouvre un concept-store, est-ce nécessaire d’entretenir des relations privilégiées avec les créateurs que l’on distribue, un rapport affectif ?

Quoc-Anh Truong : Totalement ! Parfois on parle d’Etienne Deroeux comme si c’était notre poulain alors que pas du tout, il existait bien avant nous. C’est vrai qu’on veut pousser ces créateurs-là, qu’on adore. Aussi bien Joanna et Guillaume de chez Wanda Nylon qu’Etienne pour Etienne Deroeux. Evidemment, des liens se créent.

Vous êtes amis ou ennemis avec Colette, The Broken Arm et les autres ?

Quoc-Anh Truong : Surtout amis ! On ne vend pas du tout la même chose, on n’a pas le même univers. Nous, on est très ‘fashion store’ alors que Broken Arm est beaucoup plus axé lifestyle. En bref pas la même boutique, pas la même taille, pas les mêmes vêtements. Il faut des concept-stores à Paris, on adore ça !

Qui sont vos clients ?

Quoc-Anh Truong : On a un petit réseau qui nous suit grâce à nos évènements et aux personnes avec qui on les fait. On a beaucoup de petits followers, de clients internationaux qui viennent grâce à nos parutions presse, et de personnes qui viennent par hasard. Qui passent devant la boutique et le mur de miroir et qui ont la curiosité de rentrer.

Donnez-nous un petit avant-goût de votre soirée d’anniversaire en nous précisant pourquoi il est important pour Tom Greyhound de réunir ses amis à cette occasion

Quoc-Anh Truong : C’était important pour nous de faire un bilan, de remercier tout le monde, parce qu’on a eu beaucoup de support dès notre arrivée alors qu’on venait un peu de nulle part et que la plupart des gens ne nous connaissaient pas. Et puis c’est une bonne raison de faire la fête !

Propos recueillis par Sabina Socol.

Photos : Virgile Guinard

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