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#MOBILITY

Mercedes AMG GT-R X Joey Starr : la menthe religieuse

Il nous avait prévenus : « Si je viens, il faut me sortir du lourd ». On s’est donc exécuté. Car l’AMG GT-R est la version la plus méchante du bolide. Dans cette livrée verte, on dirait une menthe religieuse. Oui, la bête dévore à peu près tout sur son passage. Un 0 à 100 englouti en 3,5 s ou le km départ arrêté en 20s, les faons de sa bouche béante n’amusent pas le terrain, et lorsqu’on les aperçoit dans le rétro, on s’écarte. Pour un Joey Starr fan de l’étoile de Stuttgart depuis toujours, à qui rappelons le, il avait à l’époque dédié une chanson (« ma benz »), et roulant à l’occasion dans une sublime 230sl Pagode, c’est une première rencontre. Long capot, poste de conduite donnant l’impression d’être rejeté aux roues arrière, cette GT-R ne peut nier son lien de parenté avec la feu, mais immortelle, SLS. Quant à la partie arrière, cette configuration « R » à l’extracteur arrière central en carbone tout droit échappé du Mans, achève son côté « bad ass ». Devant cet immeuble de Mallet Stevens, le choc chromatique et visuel est total. Ce qui surprend lorsque l’on s’y glisse, c’est la sensation de cocon d’une lunette posée juste sur l’arceau de sécurité, derrière les fins baquets. Et Joey, qui fait son gabarit, ne manque pas de le noter en se glissant à son volant. N’y tenant plus, il met en route. Même derrière ses grandes lunettes fumées, on devine les petites étoiles. Et au fur et à mesure qu’il joue de la pédale, son sourire s’agrandit. Ici réside aussi l’un des marqueurs du succès d’AMG de ces 10 dernières années qui en dépit de normes sans cesse plus contraignantes a su préserver l’un des derniers plaisirs : le bruit.

Dans Paris, évidemment les têtes se dévissent. Bien épaulé par la boite 7 rapports, l’animal se fond dans la circulation sans heurts et pour autant qu’on reste prudent quant à l’appréciation du gabarit, la ville n’est pas l’enfer vert qu’on voudrait croire. Les roues directrices arrière facilitant le travail, d’une manœuvre à l’autre, l’on finit par s’extraire de la capitale sans encombre. « On va voir ce qu’elle a dans le ventre ». Indéniablement, Joey a le pied lourd au lever de barrière de péage. Dans un bruit tonitruant, et bien qu’à l’appui de deux seules roues motrices, la poussée est phénoménale. A chaque rapport, l’échappement émet le claquement racing qu’on attend de lui. Une sensation qui se confirmera plus tard sur les routes désertes du réseau secondaire où la boite prouvera son agilité. Joey connait son affaire et son coup de volant est sûr. Transfer de masse, léger glissement, ça va vite mais en confiance et avec une bonne marge de sécurité. Et si ce reptile n’avait un solide appétit qui nous a contraint à ralentir le rythme et trouver une station, on y serait encore. « Une usine à plaisir » conclue-t-il. Difficile de ne pas être d’accord…

Mercedes AMG GT-R X Joey Starr : la menthe religieuse

Il nous avait prévenus : « Si je viens, il faut me sortir du lourd ». On s’est donc exécuté. Car l’AMG GT-R est la version la plus méchante du bolide. Dans cette livrée verte, on dirait une menthe religieuse. Oui, la bête dévore à peu près tout sur son passage. Un 0 à 100 englouti en 3,5 s ou le km départ arrêté en 20s, les faons de sa bouche béante n’amusent pas le terrain, et lorsqu’on les aperçoit dans le rétro, on s’écarte. Pour un Joey Starr fan de l’étoile de Stuttgart depuis toujours, à qui rappelons le, il avait à l’époque dédié une chanson (« ma benz »), et roulant à l’occasion dans une sublime 230sl Pagode, c’est une première rencontre. Long capot, poste de conduite donnant l’impression d’être rejeté aux roues arrière, cette GT-R ne peut nier son lien de parenté avec la feu, mais immortelle, SLS. Quant à la partie arrière, cette configuration « R » à l’extracteur arrière central en carbone tout droit échappé du Mans, achève son côté « bad ass ». Devant cet immeuble de Mallet Stevens, le choc chromatique et visuel est total. Ce qui surprend lorsque l’on s’y glisse, c’est la sensation de cocon d’une lunette posée juste sur l’arceau de sécurité, derrière les fins baquets. Et Joey, qui fait son gabarit, ne manque pas de le noter en se glissant à son volant. N’y tenant plus, il met en route. Même derrière ses grandes lunettes fumées, on devine les petites étoiles. Et au fur et à mesure qu’il joue de la pédale, son sourire s’agrandit. Ici réside aussi l’un des marqueurs du succès d’AMG de ces 10 dernières années qui en dépit de normes sans cesse plus contraignantes a su préserver l’un des derniers plaisirs : le bruit.

Dans Paris, évidemment les têtes se dévissent. Bien épaulé par la boite 7 rapports, l’animal se fond dans la circulation sans heurts et pour autant qu’on reste prudent quant à l’appréciation du gabarit, la ville n’est pas l’enfer vert qu’on voudrait croire. Les roues directrices arrière facilitant le travail, d’une manœuvre à l’autre, l’on finit par s’extraire de la capitale sans encombre. « On va voir ce qu’elle a dans le ventre ». Indéniablement, Joey a le pied lourd au lever de barrière de péage. Dans un bruit tonitruant, et bien qu’à l’appui de deux seules roues motrices, la poussée est phénoménale. A chaque rapport, l’échappement émet le claquement racing qu’on attend de lui. Une sensation qui se confirmera plus tard sur les routes désertes du réseau secondaire où la boite prouvera son agilité. Joey connait son affaire et son coup de volant est sûr. Transfer de masse, léger glissement, ça va vite mais en confiance et avec une bonne marge de sécurité. Et si ce reptile n’avait un solide appétit qui nous a contraint à ralentir le rythme et trouver une station, on y serait encore. « Une usine à plaisir » conclue-t-il. Difficile de ne pas être d’accord…

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