Jean-Michel Basquiat et Egon Schiele ont plus en commun que ce que l’on peut croire. À presque cent ans d’écart, les deux artistes ont non seulement largement influencé les courants artistiques présents et futurs mais ont aussi laissé derrière eux un précieux témoignage sur leur époque. Pour Suzanne Pagé, les artistes sont “deux prophètes de l’art” que la Fondation Louis Vuitton réunit en deux expositions distinctes (mais pas si éloignées l’une de l’autre) jusqu’au 14 janvier prochain. Sous les voûtes de l’édifice imaginé par Frank Gehry, l’expressionnisme avant-gardiste de Schiele, son trouble intérieur porté par ses corps déformés et ses auto-portraits torturés répondent à la fureur de peindre de Basquiat (dont les grands formats sont déployés sur les quatre niveaux de la Fondation). De l’Autriche d’avant-guerre au New York du début des années 1980 en proie au racisme, à la violence et à la société de consommation, le visiteur (ce soir-là Gaspard Ulliel, Rick Owens, Haider Ackermann, Suzanne Tarasieve, Charles Carmignac…) suit les traces de deux artistes dont l’œuvre prolifique contraste avec leur fulgurance. L’exploration de deux destins croisés qui se termine, au dernier étage, par la découverte de “Riding with Death” de Basquiat, exposé pour la première fois à Paris.

Photos: Jean Picon
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