L’année débute en beauté à la galerie Perrotin avec une nouvelle exposition de Daniel Arsham. Avec “Paris, 3020” (et un millénaire d’avance sur le calendrier), l’artiste newyorkais présente une série de sculptures récentes questionnant le statut de l’œuvre dans la traversée du temps. Oscillant entre passé et présent, Arsham réinterprète les sculptures de l’Antiquité classique à travers le procédé de cristallisation devenu sa signature. Pour réaliser cette nouvelle série de bustes et bas-reliefs, l’artiste a eu un accès privilégié à l’atelier de moulage de la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais (RMN) qui reproduit depuis le XIXème siècle les chefs-d’œuvre des plus grands musées d’Europe. Daniel Arsham a choisi de reproduire quelques-unes des œuvres emblématiques de l’Histoire, si bien qu’elles ont dépassé de statut pour entrer dans la mémoire collective, à l’image de la Vénus de Milo et du Moïse assis de Michel-Ange. Il raconte ainsi l’histoire d’une archéologie fictive, synthèse entre le passé et le présent et témoin de l’intemporalité de certains symboles (l’artiste est connu pour intervenir sur des objets du quotidien comme un ordinateur Apple Macintosh). Premier grand rendez-vous artistique de l’année, le vernissage de l’exposition a réuni spécialistes et amateurs d’art contemporain parisiens (et ce, malgré la grève qui paralyse la ville depuis quarante jours) tels que Kim Jones – directeur artistique de Dior Homme avec qui Daniel Arsham a déjà collaboré – Jérôme Sans, Thomas Roussel, Jean-Michel Othoniel ou Xavier Veilhan. Le tout mis en musique par un DJ set d’Ines Melia.

Photos: Jean Picon
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