John Nollet 02.05.2011 #mode

Coiffeur star, coiffeur des stars, John Nollet prend ces jours-ci ses quartiers au Park Hyatt Vendôme. L’occasion de constater avec délice que celui qui nous sublime est une belle personne, où que l’on place le miroir…

Après avoir voyagé partout dans le monde, pourquoi avoir choisi le Park Hyatt Paris Vendôme pour poser vos malles Vuitton ?

C’est l’aboutissement d’une tournée mondiale et surtout celui de deux rencontres avec des personnes d’exception : Marlène Rydal, la directrice de la communication et Michel Josselin, le directeur du Park Hyatt Vendôme. Quand ils m’ont offert cette suite et carte blanche, il m’était impossible de refuser. Quant aux malles, c’est Antoine Arnault qui m’a proposé de les réaliser sur-mesure. Louis Vuitton se définit comme un emballeur. Il m’a créé des écrins.

Parlez-moi un peu de ces malles justement, quels trésors renferment-elles ?

Dans la première, il y a ma collection d’accessoires et de quoi les fabriquer. Ainsi que des gouaches, des huiles et des encres pour dessiner. J’ai aussi un vieux pola et des accessoires personnels comme une eau de toilette et des i-Pad avec des playlists réalisées par Jérôme Pigeon (La Favela Chic) pour les 9 villes que j’ai visitées. Dans la seconde, se trouve une coiffe qui peut être envoyée à une cliente partout dans le monde. Dans la troisième enfin, des produits, des couleurs, des shakers, etc.

Pourquoi ne pas avoir choisi d’ouvrir un salon plutôt ?

Le principe du salon ne me plaït pas. Je travaille en tête à tête. Il faut avoir du temps, celui de créer, de penser, il faut se concentrer. Je vibre pour le sur-mesure. Ici tout est possible, un chignon vertigineux, un postiche… Dans la limite du respect du cheveu, de la texture.

En quoi Paris pourrait-elle être la capitale de la coiffure ?

Ce serait présomptueux. Mais la parisienne a une aura, elle est naturelle et sophistiquée à la fois. Quant à moi, j’aime la France et éperdument Paris.

Comme il y a une coupe garçonne, pourrait-il y avoir une coupe parisienne ?

Ce ne serait pas une coupe, mais un style. La parisienne n’a qu’une exigence : ne pas s’en occuper ! Après, chaque personne est différente. La mode répond à un sujet, ce n’est pas la vraie vie, même si cela peut m’inspirer. Pour moi, le plus beau des résultats, c’est de révéler par la chevelure. C’est le seul accessoire qu’on garde au lit !

Quel accessoire, allié, une femme devrait-elle toujours emporter ?

Je dirais l’un de mes accessoires haute couture, bien sûr ! Passer du jour au soir devient alors un jeu d’enfant.

Quelle star du passé auriez-vous rêvé de coiffer ? Et aujourd’hui, hormis toutes celles qui vous sont déjà fidèles ?

J’aurais adoré coiffer Marilyn Monroe. Elle avait un charisme fou et savait plus que quiconque les heures de travail nécessaires pour passer de Norma Jean à Marilyn. Aujourd’hui, je pense à Angelina Jolie pour son rôle dans Cléopâtre. L’association des deux me fait rêver.

Une anecdote, un secret à livrer ?

Certainement pas ! Je ne suis tenu à aucun secret professionnel, mais c’est ma nature. Je pense que c’est le minimum qu’on doit aux gens qu’on aime. Bien sûr, je ne deviens pas ami avec toutes les personnes que je coiffe, mais au moins copain, c’est intime. Avec les années, je me rends compte d’une sélection naturelle. Il y a des cavaliers avec lesquels on danse plus ou moins bien…

Comment définiriez-vous votre propre style ?

A la parisienne, je ne m’en occupe pas. J’ai les cheveux longs depuis 30 ans. Quant aux poils, à la barbe, c’est le maquillage d’un homme. Cela me permet de changer de tête.

SI vous aviez dû coiffer Kate Middleton, qu’auriez-vous fait ?

Cela aurait été un plaisir immense, car je la trouve fraîche et inspirante. Mais au-delà de cela je suis bien incapable de répondre, tant cela dépend et de sa texture, et de la robe.

La coupe 2011 pour vous, cela existe ou non ?

S’il avait fallu en définir une, j’aurais dit celle de la dernière campagne Chanel, celle de Freja. On n’a pas arrêté d’en parler… Sinon, je dirai la coiffure que j’ai réalisée pour Johnny Depp dans le nouvel épisode de Pirate des Caraïbes. Rendez-vous sur la Croisette !

Propos recueillis par Florence Valencourt

« Suite 101 » La cabine sera ouverte 7 jours sur 7, 24h/24, avec également un service en chambre, sous la houlette de John Nollet et de son équipe, qui s’inscrit dans l’offre haut de gamme et sur-mesure du Park Hyatt Paris-Vendôme.

Les photos du Cocktail John Nollet ici

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