Une créature mystérieuse ? Un vaisseau futuriste ? Les spéculations allaient bon train au Bon Marché Rive Gauche ce mercredi. La forme monumentale toute en rondeurs et en illuminations inaugurée au Bon Marché Riche Gauche cette semaine est signée de l’artiste portugaise Joana Vasconcelos. Baptisée Simone, l’oeuvre (que l’artiste qualifie de « Valkyrie », ces déesses guerrières qui survolent un champ de bataille à la recherche des âmes des guerriers les plus valeureux) s’inscrit dans la continuité de son qui a régulièrement témoigné de son engagement féministe. On se souvient de “La Mariée”, un lustre de six mètres composé de tampons hygiéniques, présenté à la Biennale de Venise en 2005. Cet hiver, le grand magasin de la Rue de Sèvres lui donne carte blanche pour investir ses espaces avec son exposition Branco Luz (“Blanc Lumière”), succédant à Ai Weiwei en 2016, Chiharu Shiota en 2017 et Leandro Erlich en 2018. En janvier 1873, Aristide Boucicaut, fondateur du Bon Marché, imaginait le Mois du Blanc, des réductions sur le linge de maison après des rayons désespérément vides suite aux fêtes de fin d’année. En hommage à cette tradition, Joana Vasconcelos a conçu une installation autour de variations de textures blanches, le tout tissé et assemblé à la main dans son atelier. Organiques, douces et protectrices, les formes de « Simone » surplombaient hier soir un parterre d’invités fascinés, composé d’Isabelle Huppert, Ana Girardot, Monica de la Villardière et Diane Rouxel pour ne citer qu’elles. Les mets portugais et le concert de fado donné par le chanteur Paulo Brançanga en hommage au pays d’origine de l’artiste ont achevé de plonger les invités dans l’univers de Joana Vasconcelos, peuplé d’œuvres divines et symboliques.

Photos: Jean Picon & Valentin Le Cron
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