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Nicolas Ouchenir & Hugo Matha

Maison Pépite, pour vous servir !

27.07.2021

#lifestyle

Maison Pépite nous permet de moderniser les codes de la gastronomie tout en conservant son essence.

Faire rentrer l’essence de la gastronomie française dans une boîte ? Rien d’impossible pour Maison Pépite. Le projet est le fruit d’une rencontre entre des passionnés de grande cuisine et des esprits créatifs qui ne connaissent aucune limite à leur expression artistique – Hugo Matha et Nicolas Ouchenir. Co-fondé par Sonia Dupuis (fondatrice de l’agence d’événementiel et de communication culinaire Cook & Com), son fils Arnaud et Lucille Jasmin, spécialiste de l’événementiel culinaire, Maison Pépite se veut la parfaite rencontre de la gastronomie, de la mode et du design. Avec la complicité d’Hugo et Nicolas, ces passionnés ont mis au point un coffret d’exception, personnalisable à l’envi, conçu comme une expérience gastronomique, et ont embarqué dans leur projet cinq chefs de renom pour leur première collection : Jérôme Banctel, Jérôme Jaegle, Stéphane Jégo, Alan Geaam et Nicolas Paciello. Chaucun d’entre eux a élaboré un menu nomade, sous forme de coffret ou avec un service à l’assiette, qui met à l’honneur l’art de la table à la française. À la direction artistique, Hugo Matha et Nicolas Ouchenir ont pensé un coffret incarné par une Toile de Jouy revisitée qui fait la part belle au savoir-faire français. Destiné à diffuser la haute gastronomie dans le cadre d’événements d’entreprise, Maison Pépite n’est pas loin de convaincre également le grand public…

Maison Pépite est un projet qui réunit cinq personnalités autour de ce coffret haute gastronomie. Comment vous êtes-vous rencontrés et avez-vous eu l’idée de lancer ce projet ?

Hugo Matha : Quand j’ai conçu les uniformes de l’Hôtel de Crillon, Lucille nous avait mis en contact avec une personne travaillant à la Beluga dans le but de collaborer sur un projet qui au final n’a pas pu se concrétiser. On a continué à travailler ensemble à travers mon autre société, French Cliché, que j’ai montée avec Emily Marant – une maison d’édition qui a pour but de valoriser de nouveaux talents et de les mettre en lien avec des savoir-faire français pour créer des séries d’objets très limitées. Pendant le premier confinement, Lucille m’a rappelé pour me dire qu’elle souhaitait développer des coffrets, et faire appel à Nicolas pour la direction artistique du projet. 

Lucille Jasmin : Nous nous sommes rencontrés par la gastronomie, puis la volonté de proposer une offre artistique et de jouer sur la beauté du coffret. Hugo et Nicolas sont tous les deux passionnés de gastronomie, donc le projet a une évidence.

On vous connait pour vos travaux dans le domaine de la mode et du luxe, mais n ne vous attendait pas sur la gastronomie !

Nicolas Ouchenir : J’accompagne les chefs depuis environ dix-sept ans, et je suis habitué à illustrer les menus, les galas, tout comme je peux le faire pour la mode. Ça m’a permis de rencontrer beaucoup de chefs et de fil en aiguille de travailler sur des conceptions de logos pour des chefs comme Yannick Alléno. Hugo lui aussi n’était pas étranger à la gastronomie parce qu’il a aussi conçu les uniformes pour les chefs de l’Hôtel de Crillon. De Caviar Kaspia jusqu’à Pierre Hermé, tout est important dans l’idée de pouvoir construire de nouveaux univers et une mémoire collective. Le coffret, par exemple, est amenée à évoluer : le motif de la Toile de Jouy s’enrichira avec le temps.

Hugo Matha : L’idée est vraiment que chaque marque ou personne qui achète le coffret puisse la personnaliser, trouver son chef et mener la personnalisation jusqu’au bout.

Lucille Jasmin : C’est ça pour nous le luxe de la haute gastronomie en livraison, c’est de bénéficier d’un service unique, totalement personnalisable, avec la possibilité de modifier les couleurs, d’intégrer un logo, de choisir un chef, et éventuellement de réfléchir à un menu spécifique.

Images © Alban Couturier

Maison Pépite inclut aussi un service à table ?

Hugo Matha : On élabore avec French Cliché des tables sur mesure pour Maison Pépite, avec des maîtres d’hôtel. C’est un service haut de gamme, avec des tables qui vont évoluer chaque saison, avec plusieurs choix de nappages, d’assiettes travaillées exclusivement avec des artistes français émergents qui mettent en avant le savoir-faire français. On a commencé avec Emily à développer toute une série d’objets exclusifs à Maison Pépite, qu’on retrouvera sur ses tables et qui seront vendus sur le site de French Cliché. On est en train de créer des collaborations avec des jeunes artistes associés à Bernardaud, des nappes de Maison Thevenon, toujours issus du savoir-faire français.

Lucille Jasmin : C’est faire sortir l’art de vivre de ce coffret pour proposer dans le cadre d’événements un véritable univers de la table, parce qu’on a conscience qu’il y a bien sûr le coffret, les chefs et le dessins de Nicolas, mais aussi tout l’art de la table qui va avec et qui participe à ce qu’un événement soit réussi. Pour une clientèle haut de gamme, il y a un besoin d’avoir un service qui prenne en considération tous ces aspects-là.

Depuis combien de temps le projet existe-t-il ?

Lucille Jasmin : On travaille dessus depuis un an, mais ça a été lancé au mois de mai. On se rend compte que les entreprises attendaient vraiment une innovation sur cet aspect de la gastronomie, et ça lui apporte un nouveau souffle à une période où on a envie de réfléchir à de nouvelles solutions et de nouveaux événements. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, lancer un coffret à la fin de la crise sanitaire n’est pas illogique : c’est vraiment ce que les gens attendaient.

On a l’impression qu’il y a eu un vrai regain d’intérêt pour la gastronomie pendant le premier confinement. 

Hugo Matha : Lucille et Sonia sont de vraies passionnées. Elles ont créé leur agence, Cook and Com, et ont l’habitude de travailler avec des chefs étoilés. Le coffret était aussi une solution à l’arrêt de l’événementiel en 2020, et l’occasion de moderniser les codes de la gastronomie tout en gardant les éléments essentiels : le dressage, le sens du détail, et l’art de vivre à la française.

Lucille Jasmin : Effectivement, ces chefs étoilés ou de renom qui jusque-là n’avaient pas du tout envisagé le click-and-collect ou la livraison ont été contraints de s’y mettre. Constater ce phénomène nous a permis de comprendre qu’il manquait quelque chose à cette gastronomie pour que l’offre soit vraiment à la hauteur de ce qu’un chef d’entreprise peut attendre d’une expérience de haute gastronomie. Il y a une véritable attente de service haut de gamme d’un restaurant gastronomique, mais d’une autre façon.

Vous travaillez actuellement avec cinq chefs. Comment les avez-vous sélectionnés ?

Lucille Jasmin : Aujourd’hui nous travaillons avec cinq chefs, et nous en accueillerons deux nouveaux en septembre, puis un chef pâtissier également. Notre volonté est de diversifier l’offre, de créer des collaborations sur des temps forts de l’année. On est en train de travailler sur un coffret de Noël avec Nicolas. L’ambition, c’est qu’il y ait toujours plus de choix en termes de chefs et de collaborations pour que l’offre ne soit pas figée dans le temps. On souhaite faire découvrir des chefs parisiens et de région, de jeunes talents qui ont un univers culinaire bien à eux.

Pourquoi avoir choisi ces cinq chefs en particulier pour le lancement ?

Lucille Jasmin : Ce sont des chefs que l’on aime beaucoup et qui ont chacun un univers différent. Jérôme Banctel représente une cuisine technique, simple, avec des inspirations japonaises et le travail des produits de la mer. Jérôme Jaegle, un chef alsacien, travaille quant à lui beaucoup le végétal et adopte une démarche responsable tout en faisant découvrir un univers que peu de gens connaissent. Stéphane Jégo, c’est la générosité, le partage… Ce sont des univers très différents et complémentaires, ce qui nous permet d’offrir des menus avec du poisson, de la viande, du végétal… Un petit-déjeuner aussi avec Nicolas Paciello, une étoile montante qui revisite les classiques de la pâtisserie française. Ça correspond tout à fait à notre ADN.

Est-ce que la saisonnalité est importante pour Maison Pépite ?

Nicolas Ouchenir : On choisit les chefs aussi bien pour leur générosité dans l’assiette que pour le travail des produits de saison. On a également notre propre laboratoire qui se trouve dans une école qui forme des futurs cuisiniers, le Ceproc. C’est un atelier absolument génial, et ça correspond totalement à Maison Pépite.

Lucille Jasmin : On a fait attention à l’aspect social et responsable du projet, notamment avec l’emballage, du carton produit en Europe et utilisant des colles végétales. Bien évidemment, on essaie de travailler essentiellement des produits français de saison, et c’est d’ailleurs comme ça que l’on sélectionne les chefs avec lesquels on collabore. Il y a aussi toute une dimension d’insertion et d’éducation parce qu’on est au sein d’une école de cuisine. L’avantage pour cette école, c’est que les chefs qui travaillent avec nous et viennent régulièrement au laboratoire rencontrent les jeunes, et c’est génial pour eux de pouvoir échanger avec des grands noms comme Jérôme Banctel. On se rend compte aussi que ces chefs recrutent beaucoup les étudiants du Ceproc. Il y a donc toute une dynamique de transmission et plein d’autres partenariats possibles.

Pourquoi avoir choisi la Toile de Jouy pour décorer le coffret ?

Hugo Matha : La Toile de Jouy est un motif emblématique de la France, et on voulait avoir un visuel fort qui soit un hommage au patrimoine français.

Lucille Jasmin : C’est une Toile de Jouy modernisée, celle de Nicolas !

Nicolas Ouchenir : On voulait montrer que Maison Pépite est partout, du Trocadéro aux montagnes du Kilimandjaro… On y trouve beaucoup d’éléments que l’on peut mettre en avant selon les saisons ou les projets. Elle rassemble l’idée du luxe et de la nature, et on retrouve cette volonté de montrer la diversité des chefs, des couleurs, des goûts… J’ai essayé de représenter ça à travers une mappemonde à plat, et avec une perspective nouvelle.

Que trouve-t-on dans un coffret ?

Lucille Jasmin : On y trouve des mets sucrés et salés, et tous les éléments du repas sont encastrés à l’intérieur dans des bocaux en verre. On l’a conçue comme un plateau à la fois pratique et beau qui contient tout ce qu’il faut pour déguster son repas, y compris des conseils de préparation détaillés avec le menu. L’objectif pour le lancement était que les coffrets soient accessibles – et les prix tous les mêmes quel que soit le chef – pour que les clients puissent découvrir l’offre.

Interview: Maxime Der Nahabédian

Portraits : Jean Picon

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