Anne-Valérie Hash La force tranquille de Comptoir des Cotonniers 20.04.2015 #mode

Cette première collection pour Comptoir des Cotonniers a été un véritable plaisir.

Récemment nommée Directrice artistique de Comptoir des Cotonniers, Anne-Valérie Hash a déjà largement fait ses armes dans le monde de la mode. Cette adepte du « déconstruit/reconstruit » nous a accueillis dans son showroom parisien, à l’aube de la sortie d’une nouvelle it-basket qui n’a rien à envier aux bonnes vieilles Stan Smith. Rencontre entre deux confidences sur les personnes qui l’ont marquée, et sa vision de la femme Comptoir des Cotonniers.

Pouvez-nous nous résumer votre parcours ? Quelles sont les rencontres marquantes qui l’ont jalonné ?

J’ai créé ma marque en 2001 aux côtés de Philippe ElKoubi. Dans ce contexte, Olivier Saillard fait assurément aussi partie des très belles rencontres que j’ai pu faire, quand je lui ai demandé d’écrire les textes du livre «Moment in Time». Il y a aussi Olivier Massart, de «La Mode en Images», qui a été à mes côtés tout au long de ma carrière, du premier au dernier défilé. Et puis Michel Gaubert et Steven Brincks, designers sonores que le tout Paris s’arrache et qui faisaient partie des rendez-vous mythiques que j’avais tous les six mois pour mettre en place les collections.

Vous avez reçu le prix Andam en 2003. Cela vous a-t-il aidé à démarrer votre carrière de créatrice et votre marque éponyme ?

Je suis contente de faire partie de la liste, mais en 2003, l’Andam n’avait pas encore l’ampleur qu’il a aujourd’hui. A l’époque, on n’était que six ou sept lauréats et les prix étaient divisés en fonction de notre nombre. J’étais dans la même promo que Felipe Oliveira Baptista. On était très heureux, d’autant plus qu’on arrivait après Margiela et Viktor and Rolf… C’est une vraie reconnaissance.

Désormais, vous êtes la nouvelle directrice artistique de Comptoir des Cotonniers… Un challenge difficile à relever ?

Au début, j’avais un peu peur de ne pas trouver ma place, mais je me suis aperçue qu’on avait énormément de points communs, comme les deux en un, le féminin masculin, le twist dosé… Cette première collection a donc été un plaisir. J’ai découvert Comptoir des Cotonniers et sa cliente: une femme dans l’ère du temps, une très belle personne pleine de simplicité, déconnectée de la mode tout en restant connectée. Et relever le challenge d’un luxe abordable au sein d’un groupe comme Fast Retailing (Uniqlo, Princessse tam.tam, GU, Theory, Helmut Lang, J Brand,…) me plaît beaucoup.

Avec votre paire de sneakers à lacets asymétriques, avez-vous l’ambition de devenir le nouveau bestseller des baskets blanches ?

Aujourd’hui, les femmes mettent des sneakers avec tout type de look. Toutes les marques ont besoin de leur référence en sneakers. Ce modèle va très bien à Comptoir : un twist particulier, mais mesuré. Et puis pour donner un aspect «easy chic» à une silhouette, la sneakers est vraiment évidente. Je pense qu’elle peut faire partie de l’ADN de la marque sur du long terme. Elle a un potentiel pour se décliner dans toutes les couleurs, et dans beaucoup de matières.

Vous semblez être partisane d’une mode intemporelle. Quelle est votre point de vue sur les «it» de la mode ?

Les «it», ça fait du bien quand il y en a de temps en temps. Malheureusement, quand on regarde les magazines d’aujourd’hui, il n’y a que ça. C’est un peu compliqué de se repérer !

Quels sont vos coups de cœurs chez les jeunes créateurs ?

J’adhère complètement à Coperni. Pour moi, c’est un exemple à suivre, et je pense qu’il y a réellement quelque chose qui va en émerger. J’ai également été scotchée par la marque Gauchère, que j’ai découverte récemment. Et bien sûr, j’adore Sacai et Simone Rocha.

Propos recueillis par Sabina Socol / Photo : Valentin le Cron

www.comptoirdescotonniers.com

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